Le roi du Cambodge Norodom Sihanouk estime qu’il serait déposé s’il accordait l’amnistie à son fils le prince Norodom Ranariddh, chassé du pouvoir en juillet et que M. Hun Sen, l’homme fort du pays, exige de voir jugé. Dans son bulletin d’information mensuel paru hier, le monarque, âgé de 75 ans, dit craindre qu’une «manifestation de masse» ne soit organisée contre lui-même s’il amnistiait son fils: «Ensuite, je serais déposé», ajoute-t-il, sans préciser. Une telle déposition n’est toutefois normalement pas possible en dehors de certaines circonstances définies par la Constitution. Le prince Ranariddh s’est exilé à Bangkok depuis qu’il a été chassé du poste de premier co-premier ministre lors d’une confrontation armée entre ses partisans et ceux de M. Hun Sen, second co-premier ministre. Il souhaite rentrer au Cambodge «si les conditions le permettent», selon son représentant personnel, afin de préparer les élections législatives prévues le 26 juillet prochain. Les Etats-Unis, notamment, font pression pour cela. Toutefois, M. Hun Sen veut le faire juger pour trafic d’armes et collusion avec les Khmers Rouges s’il revient au Cambodge. Or s’il est condamné, il sera en principe inéligible, et donc exclu du scrutin. Le roi Sihanouk avait, dans un premier temps, fait savoir qu’il était prêt à accorder immédiatement et inconditionnellement la grâce royale à son fils en cas de condamnation, un geste qui permettrait à ce dernier de prendre part aux élections. Il est finalement revenu sur sa décision, le 5 janvier, apparemment sous la pression du camp de Hun Sen, assurant qu’il ne ferait rien «qui ne soit pas totalement conforme à nos lois et à notre Constitution». Le même jour, le monarque avait soudainement quitté Phnom Penh pour Pékin. (AFP)
Le roi du Cambodge Norodom Sihanouk estime qu’il serait déposé s’il accordait l’amnistie à son fils le prince Norodom Ranariddh, chassé du pouvoir en juillet et que M. Hun Sen, l’homme fort du pays, exige de voir jugé. Dans son bulletin d’information mensuel paru hier, le monarque, âgé de 75 ans, dit craindre qu’une «manifestation de masse» ne soit organisée contre lui-même s’il amnistiait son fils: «Ensuite, je serais déposé», ajoute-t-il, sans préciser. Une telle déposition n’est toutefois normalement pas possible en dehors de certaines circonstances définies par la Constitution. Le prince Ranariddh s’est exilé à Bangkok depuis qu’il a été chassé du poste de premier co-premier ministre lors d’une confrontation armée entre ses partisans et ceux de M. Hun Sen, second co-premier ministre. Il...
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