L’ancien chef de la diplomatie chypriote, George Iacovou, sorti en tête du premier tour du scrutin présidentiel dimanche, avec 40,6% des votes, est généralement considéré comme un technocrate et un diplomate discret. Fils d’enseignant, il est né en juillet 1938 à Peristerona, dans la région de Famagouste (est), aujourd’hui occupée par l’armée turque. Après un diplôme d’ingénieur de Londres, il travaille dans le secteur privé à Chypre, puis en Grande-Bretagne. Après l’invasion turque du nord de l’île en juillet 1974, il se voit confier le dossier de la réinstallation des 200.000 réfugiés chypriotes-grecs refoulés du nord et de l’est de l’île. Par la suite, il travaille trois ans au Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), avant d’être nommé en 1979 ambassadeur de Chypre à Bonn, puis directeur général du ministère des Affaires étrangères. Il dirige la diplomatie de 1983 à 1993, sous les présidents Spyros Kyprianou puis George Vassiliou. Ses partisans voient alors en lui un «habile diplomate» et un «serviteur fidèle de l’Etat», alors que pour ses détracteurs, il est un «exécutant, sans envergure politique et incapable de décider». Il participe ainsi pendant 10 ans à l’élaboration de tous les documents adoptés par l’ONU et aux pourparlers intercommunautaires, mais il se distingue surtout par un rôle actif au sein du Mouvement des Non-alignés, auquel appartient Chypre. De 1993 à 1997, il dirige à Athènes un organisme chargé du rapatriement des minorités grecques de la diaspora. Marié depuis 1963 à une Anglaise, Jennifer Brandlex, il a quatre enfants, trois filles et un garçon. (AFP)
L’ancien chef de la diplomatie chypriote, George Iacovou, sorti en tête du premier tour du scrutin présidentiel dimanche, avec 40,6% des votes, est généralement considéré comme un technocrate et un diplomate discret. Fils d’enseignant, il est né en juillet 1938 à Peristerona, dans la région de Famagouste (est), aujourd’hui occupée par l’armée turque. Après un diplôme d’ingénieur de Londres, il travaille dans le secteur privé à Chypre, puis en Grande-Bretagne. Après l’invasion turque du nord de l’île en juillet 1974, il se voit confier le dossier de la réinstallation des 200.000 réfugiés chypriotes-grecs refoulés du nord et de l’est de l’île. Par la suite, il travaille trois ans au Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), avant d’être nommé en 1979 ambassadeur de Chypre à Bonn,...
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