Le président sortant de la République de Chypre, Glafcos Cléridès, 79 ans, qui a obtenu dimanche 40,1% des votes au premier tour de l’élection présidentielle, est le doyen des politiciens chypriotes-grecs et celui qui a le plus négocié avec les Chypriotes-turcs. Né en avril 1919 à Nicosie, il est le fils de Ioannis Cléridès, avocat et rival malheureux en 1960 de Mgr Makarios, premier président de la République de Chypre après l’indépendance. Enrôlé dans la Royal Air Force durant la Seconde Guerre mondiale, il est fait prisonnier en Allemagne en 1942 et reste détenu jusqu’à la fin du conflit. Après des études de droit à Londres, il devient avocat et exerce au barreau de Chypre. Il s’oppose à son père aux élections de 1960, après avoir participé aux Conférences de Zurich et Londres, où les traités sur l’indépendance de Chypre ont été élaborés par la Grande-Bretagne, la Grèce et la Turquie. De 1960 à 1976, il est député et chef du Parlement, assumant à ce titre l’intérim présidentiel de juillet à décembre 1974, en l’absence de Mgr Makarios qu’un éphémère coup d’Etat nationaliste avait renversé, ce qui provoqua l’invasion turque du nord de l’île, encore occupé aujourd’hui. M. Cléridès a participé entre 1960 et 1976 à toutes les négociations avec les Chypriotes-turcs et connaît de longue date leur chef, Rauf Denktash. Les pourparlers des deux hommes en 1993, 1994 et 1997 n’ont cependant permis aucun progrès vers une réunification de l’île. Député depuis 1991 du Rassemblement démocratique (DISY) qu’il a fondé en 1976, il est nouveau candidat aux présidentielles de 1983 et 1988, sans succès, avant de l’emporter en 1993, de 1.800 voix, sur le président sortant George Vassiliou. Marié à une Indienne et père d’une fille, il est considéré comme un habile monœuvrier et un négociateur rusé pour ses partisans, et qualifié de «glissant et versatile» par ses adversaires. Bon vivant et navigateur à ses heures, il est connu pour son sens de l’humour et son désintérêt pour l’argent. (AFP)
Le président sortant de la République de Chypre, Glafcos Cléridès, 79 ans, qui a obtenu dimanche 40,1% des votes au premier tour de l’élection présidentielle, est le doyen des politiciens chypriotes-grecs et celui qui a le plus négocié avec les Chypriotes-turcs. Né en avril 1919 à Nicosie, il est le fils de Ioannis Cléridès, avocat et rival malheureux en 1960 de Mgr Makarios, premier président de la République de Chypre après l’indépendance. Enrôlé dans la Royal Air Force durant la Seconde Guerre mondiale, il est fait prisonnier en Allemagne en 1942 et reste détenu jusqu’à la fin du conflit. Après des études de droit à Londres, il devient avocat et exerce au barreau de Chypre. Il s’oppose à son père aux élections de 1960, après avoir participé aux Conférences de Zurich et Londres, où les traités sur...
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