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Actualités - Chronologie

Les arméniens durcissent leur position sur le Karabakh

La crise au sein du pouvoir, qui a éclaté cette semaine en Arménie, témoigne du souhait de la majorité des Arméniens de voir une radicalisation de la position d’Erevan dans les négociations pour résoudre le conflit du Nagorny Karabakh. Un grand nombre de députés pro-présidentiels ont subitement désavoué le chef de l’Etat Levon Ter-Petrossian, l’amenant à démissionner, pour sa politique modérée de règlement du conflit dans ce territoire sécessionniste peuplé en majorité d’Arméniens, situé en Azerbaïdjan. C’est le premier ministre Robert Kotcharian, ex-«président» du Nagorny Karabakh, dont il est originaire, qui est devenu le nouvel homme fort d’Arménie. Il refuse de geler temporairement la question de l’indépendance du Nagorny Karabakh, comme l’avait accepté M. Ter-Petrossian dans le but de faire avancer les négociations. Les ministres de l’Intérieur et de la Sécurité, Serge Sarkissian, et de la Défense, Vazguen Sarkissian, ont publiquement pris position pour la ligne «dure». C’est l’opinion aussi des chefs des grands partis politiques, du communiste Sergueï Badalian au nationaliste Vazguen Manoukian, ancien rival de Ter-Petrossian, à l’élection de 1996, qui s’est pronocé pour «des négociations pragmatiques, sans conditions préliminaires». «Il est clair, partout, dans les débats publics et les discussions privées, que la majorité de la classe politique et de la population préfère l’option de Kotcharian», note Tigran Nakhdalian, journaliste à la télévision Kaïm. «Les Arméniens sont très émotionnels sur le Nagorny Karabakh, dont le conflit armé entamé en 1988, fut à la base de l’indépendance de l’Arménie», rappelle un observateur occidental. Le désaccord fondamental entre MM. Ter-Petrossian et Kotcharian, qui assure l’intérim présidentiel jusqu’à l’élection fixée au 16 mars, réside dans la façon de mener les pourparlers. M. Ter-Petrossian avait accepté une restitution réciproque des terres occupées et l’instauration de mesures de confiance, avant de commencer les négociations sur le statut futur du Karabakh, un plan proposé par le groupe de Minsk, émanation de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe et par le président azerbaïdjanais Gueïdar Aliev. M. Kotcharian exige que «toutes les questions soient discutées en même temps, dès le début». «Un règlement par étapes peut aboutir à la guerre. Dans ce genre de pourparlers, il est évident que le premier pays qui résout son problème n’a plus aucun intérêt, ensuite, à poursuivre les négociations», a-t-il affirmé. Et contrairement à M. Ter-Petrossian, M. Kotcharian ne semble pas presser d’en finir avec cette épine qui paralyse l’économie de la république caucasienne. (AFP)
La crise au sein du pouvoir, qui a éclaté cette semaine en Arménie, témoigne du souhait de la majorité des Arméniens de voir une radicalisation de la position d’Erevan dans les négociations pour résoudre le conflit du Nagorny Karabakh. Un grand nombre de députés pro-présidentiels ont subitement désavoué le chef de l’Etat Levon Ter-Petrossian, l’amenant à démissionner, pour sa politique modérée de règlement du conflit dans ce territoire sécessionniste peuplé en majorité d’Arméniens, situé en Azerbaïdjan. C’est le premier ministre Robert Kotcharian, ex-«président» du Nagorny Karabakh, dont il est originaire, qui est devenu le nouvel homme fort d’Arménie. Il refuse de geler temporairement la question de l’indépendance du Nagorny Karabakh, comme l’avait accepté M. Ter-Petrossian dans le but de...