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Actualités - Chronologie

Mandela s'accroche à la discrimination positive

Nelson Mandela a affirmé hier dans son discours à la nation qu’il n’y a pas «d’autre voie» que la «discrimation positive» (affirmative action) pour corriger les maux de l’apartheid et atteindre une vraie égalité raciale en Afrique du Sud. «Il n’y a pas d’autre voie pour s’écarter des discriminations raciales» du passé, a affirmé le président au Parlement, qui doit étudier cette année une législation cruciale et controversée forçant, au moyen de quotas et d’amendes, la promotion de Noirs, Métis, Indiens et groupes défavorisés sous l’apartheid. «La rupture avec des décennies d’apartheid se fera sentir encore plus fortement» avec l’examen et la mise en application de cette «législation sur l’emploi et l’équité», a prédit Nelson Mandela. Cette législation, qui ramène au premier plan la question raciale dans le vocabulaire politique, devrait donner lieu aux débats les plus tendus cette année au Parlement, pour la dernière session parlementaire complète avant les élections générales de 1999. Le président Sud-Africain a par ailleurs appelé les Sud-Africains à «se retrousser les manches» et à s’investir personnellement pour l’emploi, contre la criminalité, pour devenir «leurs propres libérateurs». L’action du gouvernement «n’est pas la panacée pour tous les maux» de l’apartheid, a déclaré M. Mandela dans son discours à la nation, appelant les Sud-Africains, au nom d’un «nouveau patriotisme», à ne plus être les «récipiendaires passifs» de politiques gouvernementales. «Notre plus grand défi est de réussir à mobiliser les gens dans la pratique pour être leur propre libérateur», a poursuivi M. Mandela, 79 ans, en ouverture de la dernière session complète du Parlement avant les élections générales de 1999. Trois ans et demi de gouvernement multiracial ont «changé positivement la vie des plus vulnérables... et des premières victimes» de l’apartheid, a affirmé le président. «Mais nous devons être prêts à rendre à la société ce qu’elle nous a donné», a-t-il affirmé, en appelant au civisme de tous. (AFP)
Nelson Mandela a affirmé hier dans son discours à la nation qu’il n’y a pas «d’autre voie» que la «discrimation positive» (affirmative action) pour corriger les maux de l’apartheid et atteindre une vraie égalité raciale en Afrique du Sud. «Il n’y a pas d’autre voie pour s’écarter des discriminations raciales» du passé, a affirmé le président au Parlement, qui doit étudier cette année une législation cruciale et controversée forçant, au moyen de quotas et d’amendes, la promotion de Noirs, Métis, Indiens et groupes défavorisés sous l’apartheid. «La rupture avec des décennies d’apartheid se fera sentir encore plus fortement» avec l’examen et la mise en application de cette «législation sur l’emploi et l’équité», a prédit Nelson Mandela. Cette législation, qui ramène au premier plan...