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Actualités - Chronologie

Une force de l'ONU depuis 1964

Une force de maintien de la paix à Chypre (UNFICYP) a été créée par les Nations Unies en 1964 et y est toujours stationnée, avec pour objectif d’éviter les heurts entre les communautés grecque et turque. Plus de cent résolutions du Conseil de Sécurité et de l’Assemblée générale de l’ONU sont consacrées à Chypre, dont la majeure partie au renouvellement du mandat semestriel de l’UNFICYP (United Nations force in Cyprus). Les effectifs de l’UNFICYP ont varié au fil des ans, passant de 6.411 hommes en 1964 à 4.737 en 1967. De 2.400 en 1973, ils sont passés à 4.444 en juillet 1974, après l’invasion turque du nord de l’île. Avec quelque 1.200 hommes, l’UNFICYP contrôle aujourd’hui les 180 km de la ligne de cessez-le-feu du 16 août 1974, conformément aux résolutions 353, 354 et 359 du Conseil de Sécurité qui condamnent l’opération turque et réclament le retrait des troupes étrangères. Depuis la résolution 186 de mars 1964, où il «notait que la situation à Chypre menace la sécurité internationale», le Conseil de Sécurité a maintes fois demandé au secrétaire général de l’ONU de «poursuivre ses bons offices» pour amener les deux parties à accepter une solution. Deux accords conclus dans ce sens en 1977 et 1979 et restés sans effet prévoyaient la réunification de l’île en un Etat fédéral bizonal et bicommunautaire, où les libertés de mouvement et de propriété seraient garanties. L’émissaire actuel de l’ONU chargé de Chypre est l’Equatorien Diego Cordovez. Après avoir parrainé deux rencontres l’été dernier entre le président chypriote Glafcos Cléridès et le leader chypriote-turc Rauf Denktash, il doit reprendre en mars ses efforts, soutenus par Washington et l’Union européenne. En 1993, l’ONU a proposé la remise aux Chypriotes-grecs de Varosha, banlieue grecque de la ville de Famagouste (Est), occupée par l’armée turque, en échange de la réouverture de l’aéroport de Nicosie au profit des Chypriotes-turcs. L’échec de ces deux «mesures de confiance» est attribué par l’ONU à «l’absence de volonté politique» des Chypriotes-turcs. A chaque renouvellement du mandat de l’UNFICYP, dont Nicosie assure le tiers du budget de 50 millions de dollars, le secrétaire général rappelle que «le statu quo est précaire et dangereux» et que «le calme sur la ligne verte ne signifie pas la paix». (AFP)
Une force de maintien de la paix à Chypre (UNFICYP) a été créée par les Nations Unies en 1964 et y est toujours stationnée, avec pour objectif d’éviter les heurts entre les communautés grecque et turque. Plus de cent résolutions du Conseil de Sécurité et de l’Assemblée générale de l’ONU sont consacrées à Chypre, dont la majeure partie au renouvellement du mandat semestriel de l’UNFICYP (United Nations force in Cyprus). Les effectifs de l’UNFICYP ont varié au fil des ans, passant de 6.411 hommes en 1964 à 4.737 en 1967. De 2.400 en 1973, ils sont passés à 4.444 en juillet 1974, après l’invasion turque du nord de l’île. Avec quelque 1.200 hommes, l’UNFICYP contrôle aujourd’hui les 180 km de la ligne de cessez-le-feu du 16 août 1974, conformément aux résolutions 353, 354 et 359 du Conseil de...