Le procureur indépendant Kenneth Starr n’a pas accepté l’offre soumise par l’avocat de Monica Lewinsky, prête à témoigner en échange d’une immunité complète, a-t-on appris de source proche des tractations. Mais on souligne de même source qu’un tel refus est habituel dans de telles négociations et que cela ne signifie pas qu’elles sont définitivement rompues. Selon des confidences enregistrées à son insu par sa collègue Linda Tripp, Monica Lewinsky aurait eu une liaison avec le président Bill Clinton et ce dernier lui aurait demandé de mentir à ce sujet lorsqu’elle a déposé sous serment dans le cadre de l’affaire Paule Jones. Bill Clinton rejette ces allégations. Par ailleurs, un majordome de la Maison-Blanche a témoigné pour la deuxième fois devant le «grand jury» fédéral enquêtant sur cette affaire. Bayani Nelvis n’a fait aucun commentaire après avoir déposé pendant une heure et demie. L’assistant personnel du président, Kris Engskov, a également témoigné pendant deux heures et s’est, lui aussi, refusé à tout commentaire à l’issue de sa déposition. Le «Wall Street Journal» affirme dans son édition de jeudi que Nelvis a dit avoir vu Clinton et Lewinsky seuls dans une pièce attenante au bureau oval. Selon des journalistes du «Wall Street journal» interrogés par la chaîne de télévision CNBC, «choqué» par ce qu’il avait vu, Bayani Nelvis est allé à l’issue de cette rencontre dans un bureau de la présidence pour y récupérer des preuves matérielles, notamment des mouchoirs en papier imprégnés de rouge à lèvres. Mais Joseph Small, avocat de Nelvis, a qualifié cet article d’«absolument faux et irresponsable». L’ancien conseiller du président Bill Clinton, George Stephanopoulos, qui avait comparu pendant plus de trois heures devant le «grand jury», avait par ailleurs été interrogé sur certains détails contenus dans le témoignage de cet employé. Plusieurs autres anciens collaborateurs de la Maison-Blanche ont également été interrogés la semaine dernière par la Chambre de mise en accusation, dont l’ancien secrétaire général de la Maison-Blanche, Leon Panetta, la secrétaire personnelle de Bill Clinton, Betty Currie, et une ancienne responsable de la présidence, Evelyn Lieberman. Mike McCurry, porte-parole de la Maison-Blanche, a réaffirmé que Bill Clinton jugeait s’être suffisamment exprimé sur cette affaire en démentant avoir eu une liaison ou avoir encouragé quiconque à mentir. Mike McCurry a aussi révélé que les avocats de la Maison-Blanche mettaient la dernière main à la création d’un fonds destiné à financer la défense juridique du couple Clinton. Fin décembre, Bill et Hillary Clinton avaient accumulé trois millions de dollars de factures pour leur défense, lorsqu’ils ont décidé de clore un précédent fonds qui n’avait pas attiré suffisamment de contributions. Les dépenses ont été occasionnées par les enquêtes sur le projet immobilier Whitewater et sur le financement de la campagne ainsi que par la plainte pour harcèlement sexuel déposée par Paula Jones contre Bill Clinton. Le «Washington Post» rapportait mercredi qu’à la différence du fonds précédent, le nouveau fonds autoriserait les contributions d’entreprises, de syndicats et de groupes de pression, plafonnées à 10.000 dollars, et non plus à 1.000 dollars par contribution. Des responsables de la Maison-Blanche ont confirmé en substance les informations du «Washington Post» tout en soulignant qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise. (Reuters, AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le procureur indépendant Kenneth Starr n’a pas accepté l’offre soumise par l’avocat de Monica Lewinsky, prête à témoigner en échange d’une immunité complète, a-t-on appris de source proche des tractations. Mais on souligne de même source qu’un tel refus est habituel dans de telles négociations et que cela ne signifie pas qu’elles sont définitivement rompues. Selon des confidences enregistrées à son insu par sa collègue Linda Tripp, Monica Lewinsky aurait eu une liaison avec le président Bill Clinton et ce dernier lui aurait demandé de mentir à ce sujet lorsqu’elle a déposé sous serment dans le cadre de l’affaire Paule Jones. Bill Clinton rejette ces allégations. Par ailleurs, un majordome de la Maison-Blanche a témoigné pour la deuxième fois devant le «grand jury» fédéral enquêtant sur cette...