La 105e fusée européenne Ariane a finalement lancé le 4 février à 20h29, heure locale (23h29 GMT), du Centre spatial de Kourou, en Guyane française, ses deux satellites Brasilsat-B 3 et Inmarsat-3 F5, quatre jours après la date initiale prévue pour ce tir qui est le 33e d’affilée couronné de succès pour Arianespace. Prévu dans la nuit du 30 au 31 janvier, le lancement avait été reporté une première fois à la nuit suivante en raison de vents forts (44 km/h) entre 10 et 12 km d’altitude et qui, venant du Nord, risquaient de ramener sur la ville de Kourou (12.000 habitants) et ses environs les débris de la fusée et de ses satellites, si elle devait se détruire ou être détruite par télécommande faute de suivre la trajectoire prévue. Mercredi soir, la situation météorologique et surtout l’orientation des vents étaient revenues à la normale. Et le lancement a eu lieu dès l’ouverture de la fenêtre de tir de 51 minutes. Pour son premier tir de l’année, dont la retransmission en direct a été suivie au siège d’Arianespace, à Evry (banlieue parisienne), c’est une Ariane- 44 LP (Ariane-4 dotée de deux propulseurs d’appoint à poudre et deux autres à ergols liquides) qui a été utilisée. Le prochain lancement, prévu le 27 février, doit mettre sur orbite le satellite de télévision directe Hot Bird-4 de l’Organisation européenne de communications par satellites (EUTELSAT). Après ce 105e tir, Arianespace a encore 41 satellites à mettre en orbite dont seize sont européens et 27 extra-européens (10 d’organismes internationaux et 17 de divers pays). Brasilsat-B 2, de la société Embratel, qui a coûté 150 millions de dollars, a été largué le premier. C’est le cinquième satellite, sur les cinq de cet opérateur brésilien de télécommunications, confié à la fusée européenne depuis 1985. Construit par le groupe américain Hughes Space et Communications, il pesait 1.780 kg au lancement et doit assurer douze années durant, depuis sa position par 65 degrés de longitude Ouest, au-dessus de l’océan Atlantique, des services de télévision, de téléphonie et de transmission de données pour tous les pays appartenant au marché commun sud-américain (Mercosur), grâce à ses 28 répéteurs en bande C et un en bande X. Sixième satellite de l’Organisation internationale de communications maritimes INMARSAT lancé par Arianespace depuis 1981, et dernier de sa génération, Inmarsat-3F5 (160 millions de dollars), a été construit, par l’autre fabricant américain de satellites, Lockheed Martin Missiles and Space. Pesant 2.000 kg, il a été largué vingt-six minutes après le lancement. Il sera placé par 25 degrés de longitude Est au-dessus de l’Afrique centrale. (AFP)q
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La 105e fusée européenne Ariane a finalement lancé le 4 février à 20h29, heure locale (23h29 GMT), du Centre spatial de Kourou, en Guyane française, ses deux satellites Brasilsat-B 3 et Inmarsat-3 F5, quatre jours après la date initiale prévue pour ce tir qui est le 33e d’affilée couronné de succès pour Arianespace. Prévu dans la nuit du 30 au 31 janvier, le lancement avait été reporté une première fois à la nuit suivante en raison de vents forts (44 km/h) entre 10 et 12 km d’altitude et qui, venant du Nord, risquaient de ramener sur la ville de Kourou (12.000 habitants) et ses environs les débris de la fusée et de ses satellites, si elle devait se détruire ou être détruite par télécommande faute de suivre la trajectoire prévue. Mercredi soir, la situation météorologique et surtout l’orientation des...