La marche vers l'euro, épreuve de vérité pour la Grèce
le 05 février 1998 à 00h00
La marche de la Grèce vers l’euro, voulue par le gouvernement socialiste, est devenue une véritable épreuve de vérité pour le pays provoquant tensions sociales et politiques à gauche et divisions à droite. Mardi, la crise a éclaté au sein de la Nouvelle Démocratie (ND), la grande formation conservatrice, avec l’exclusion de trois de ses ténors pour collusion avec la modernisation économique prônée par le premier ministre Costas Simitis. Après avoir reconnu que la Grèce ne pourrait pas monter dans le premier train de l’euro, M. Simitis a fixé une date solennelle: le 1er janvier 2001, le pays devra être membre à part entière de l’UEM. D’ici là, le premier ministre, élu en septembre 1996 pour un mandat de quatre ans, veut éliminer toutes les différences grecques: un secteur public dinosaurien, une fiscalité laxiste, un taux d’inflation encore trop élevé. En décembre dernier, il a fait adopter pour 1998 un «budget de convergence» européenne prévoyant une hausse des prix de 2,5% (contre 4,7% en 1997), un déficit budgétaire de 4,4% du PIB (contre 6,2% en 1997) et de nouveaux impôts. Face à cette politique de rigueur, syndicats, fonctionnaires, agriculteurs, politiciens de droite, mais aussi parfois de gauche, grognent et se rebiffent à intervalles réguliers. Ces derniers jours, la volonté d’airain du gouvernement de réformer le très puissant secteur public a ainsi servi de révélateur. La fronde a d’abord été syndicale. La puissante Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE, 600.000 adhérents) a déclenché une vague de grèves en accusant l’Etat de vouloir passer au-dessus des conventions collectives pour remettre de l’ordre dans les DEKO, les entreprises publiques grecques. (AFP)
La marche de la Grèce vers l’euro, voulue par le gouvernement socialiste, est devenue une véritable épreuve de vérité pour le pays provoquant tensions sociales et politiques à gauche et divisions à droite. Mardi, la crise a éclaté au sein de la Nouvelle Démocratie (ND), la grande formation conservatrice, avec l’exclusion de trois de ses ténors pour collusion avec la modernisation économique prônée par le premier ministre Costas Simitis. Après avoir reconnu que la Grèce ne pourrait pas monter dans le premier train de l’euro, M. Simitis a fixé une date solennelle: le 1er janvier 2001, le pays devra être membre à part entière de l’UEM. D’ici là, le premier ministre, élu en septembre 1996 pour un mandat de quatre ans, veut éliminer toutes les différences grecques: un secteur public dinosaurien, une...
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