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Actualités - Chronologie

Une libéralisation accrue s'impose avant l'adhésion à l'UE

La partie sud de Chypre, où le premier tour de l’élection présidentielle doit avoir lieu dimanche, est jugée depuis 1993 apte à joindre l’Union européenne, mais ses normes fiscales et bancaires ont besoin de plus de libéralisation pour être en harmonie avec l’UE. La République de Chypre doit libérer ses taux d’intérêt, son système de change de la livre chypriote (CYP) et la circulation des capitaux avant son adhésion à l’UE, dont les négociations débutent en avril prochain. «Nous allons avancer fermement et rapidement vers la libéralisation économique», a affirmé le président Glafcos Cléridès, candidat à sa propre succession à l’élection qui se déroulera dimanche. Depuis l’avis favorable de l’UE à la demande d’adhésion de Chypre, la Banque centrale a annoncé la réduction de nombreuses restrictions au contrôle des changes et l’ouverture aux capitaux étrangers de certains secteurs d’investissement protégés, mais sans grand succès jusque-là. La levée totale du contrôle des changes et la libre circulation des capitaux, tant de fois annoncées, semblent liées au règlement de l’épineux problème chypriote ou à l’adhésion de l’île à l’UE afin que la livre chypriote ne s’effondre pas et que les capitaux ne fuient pas avec la première tension. «Nous avons atteint une certaine maturité économique et une crédibilité des institutions» qui permettent de résister aux chocs et de «faire face à la compétition avec confiance», affirme toutefois Kikis Lazaridis, président de la Popular Bank, la deuxième banque privée de l’île. «La situation actuelle ne devrait pas empêcher une libéralisation», ajoute-t-il. Tourisme et privatisations Néanmoins la relative prospérité du sud de Chypre reste précaire en raison de sa dépendance au tourisme, «secteur fragile et mouvant» qui, avec près de 2 mds USD en 1997, constitue 23% du PNB. L’agriculture, jadis première ressource de l’île, représente 3,8% du PNB, dépassant à peine le secteur financier offshore, qui rapporte à l’Etat 300 M USD en devises (3,7% du PNB) avec 31.739 firmes enregistrées et 39 banques aux dépôts dépassant les 7 mds USD. L’industrie légère, en chute libre, ne constitue plus que 11,7% du PNB, selon les chiffres officiels. Le déficit fiscal de 4,2% pour 1997 devrait s’aggraver à 5,3% en 1998. Il demeure cependant inférieur au plafond fixé par Maastricht, comme la dette publique maintenue à 56% du PNB. Le taux de l’inflation a atteint 3,6% et celui du chômage 3,5% en 1997, soit le double par rapport à 1992 alors que le taux de croissance était de 9%. Celui-ci a chuté à 2% en 1997 mais le gouvernement table sur 3% pour 1998. Pour parer à la chute du tourisme en 1996 et 1997, la Banque centrale a discrètement dévalué la livre chypriote de 1,725 à 1,7 par rapport à l’ECU, auquel elle est indexée depuis 1992. En pleine période électorale, aucun candidat n’a osé se prononcer sur le dossier des privatisations, notamment celle de la compagnie aérienne Cyprus Airways, détenue à plus de 80% par l’Etat. Chypre est liée à l’UE par un accord douanier qui devait être renégocié fin 1997, mais que les deux parties ont décidé de le conserver tel quel jusqu’aux pourparlers sur l’adhésion de l’île, selon une source diplomatique. Cet accord prévoyait l’abolition des taxes douanières début 1998, ce qui aurait contraint Nicosie à lever la TVA de 8% à 12 ou à 15%, selon le seuil minimum fixé par l’UE, mais cela «n’était pas envisageable en période électorale», selon des sources politiques à Nicosie. (AFP)
La partie sud de Chypre, où le premier tour de l’élection présidentielle doit avoir lieu dimanche, est jugée depuis 1993 apte à joindre l’Union européenne, mais ses normes fiscales et bancaires ont besoin de plus de libéralisation pour être en harmonie avec l’UE. La République de Chypre doit libérer ses taux d’intérêt, son système de change de la livre chypriote (CYP) et la circulation des capitaux avant son adhésion à l’UE, dont les négociations débutent en avril prochain. «Nous allons avancer fermement et rapidement vers la libéralisation économique», a affirmé le président Glafcos Cléridès, candidat à sa propre succession à l’élection qui se déroulera dimanche. Depuis l’avis favorable de l’UE à la demande d’adhésion de Chypre, la Banque centrale a annoncé la réduction de nombreuses...