Vingt ans après avoir quitté le Bénin pour la France, Djimon Hounsou est le personnage principal du dernier film de Steven Spielberg, «Amistad», qui raconte l’histoire vraie d’une révolte d’esclaves à bord d’un navire. A 33 ans, il joue le rôle de Cinque, un fermier africain qui avait pris la tête d’une mutinerie de 53 Africains, destinés à l’esclavage aux Etats-Unis, alors qu’ils se trouvaient au large de Cuba sur un bateau espagnol, «La Amistad». La révolte échoua. Les mutins furent conduits de force en Amérique, où ils finirent par obtenir leur liberté au terme de plusieurs années d’un combat juridique qui devait dynamiser le mouvement abolitionniste. Djimon Hounsou a commencé son cheminement vers la célébrité en étant mannequin, puis en apparaissant dans des vidéos de Madonna, Paula Abdul et Janet Jackson. Depuis le tournage d’«Amistad», il fait parler de lui dans tous les grands journaux américains. L’acteur à la haute stature d’1,85 mètre a fait la couverture de l’hebdomaire «Newsweek», sur une photographie tirée du film, les poignets enchaînés, le torse nu aux muscles sculptés. Le destin n’a pas toujours souri à Djimon Hounsou, dont la famille est originaire du Bénin. Le cadet de cinq enfants, il quitte son pays tout jeune pour vivre avec un de ses frères à Lyon, dans le sud-est de la France. Il se lance dans les études de médecine, mais abandonne à 21 ans et est chassé de la maison. Parler goun Il se retrouve bientôt réduit à chercher de quoi subsister dans les poubelles de Paris, selon le «New York Times», qui raconte qu’à une époque il campait littéralement devant le centre culturel Georges Pompidou, se baignant dans une fontaine toute proche. Un jour, alors qu’il se lave, un passant le complimente sur son anatomie et lui remet la carte de visite du photographe Thierry Mugler, qui l’engage pour des campagnes publicitaires. Cherchant une expérience plus enrichissante, il part pour Los Angeles en 1990, où il apprend l’anglais tout seul en regardant des documentaires et s’inscrit à des cours d’art dramatique, obtenant de petits rôles avant de signer pour «Amistad». Il s’est jusqu’à présent montré réticent à parler de son propre parcours aux journalistes, craignant de détourner l’attention d’«Amistad» et de la souffrance de ses héros. L’acteur avait passé son audition dans sa langue natale, le goun. Il avait alors raconté l’histoire d’un lion, captivant l’attention de son auditoire. «Alors que je ne comprenais pas... je goûtais chacun de ses mots. On aurait dit qu’il parlait anglais. Il avait cette force tranquille, que devait pour moi avoir Cinque», se remémore l’auteur des dialogues du film, Steven Zaillian. Par souci d’authenticité, les personnages d’«Amistad» parlent le mende. Cinque ne dit qu’une phrase en anglais: «Give me free». (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Vingt ans après avoir quitté le Bénin pour la France, Djimon Hounsou est le personnage principal du dernier film de Steven Spielberg, «Amistad», qui raconte l’histoire vraie d’une révolte d’esclaves à bord d’un navire. A 33 ans, il joue le rôle de Cinque, un fermier africain qui avait pris la tête d’une mutinerie de 53 Africains, destinés à l’esclavage aux Etats-Unis, alors qu’ils se trouvaient au large de Cuba sur un bateau espagnol, «La Amistad». La révolte échoua. Les mutins furent conduits de force en Amérique, où ils finirent par obtenir leur liberté au terme de plusieurs années d’un combat juridique qui devait dynamiser le mouvement abolitionniste. Djimon Hounsou a commencé son cheminement vers la célébrité en étant mannequin, puis en apparaissant dans des vidéos de Madonna, Paula Abdul et...