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Actualités - Chronologie

Couronner un demi-siècle de vie politique..

Le président chypriote sortant Glafcos Cléridès, qui brigue un nouveau mandat à 79 ans, se dit «motivé par les chances d’aboutir à une solution juste» du problème chypriote, et couronner ainsi un demi-siècle de carrière politique. «J’ai une bonne chance d’aboutir à un accord» qui réunifie l’île divisée depuis 1974, estime M. Cléridès qui croit avoir «réussi, par le processus d’adhésion à l’UE et le renforcement de la défense, à susciter un intérêt accru, européen et américain, dans la nécessité de trouver une solution à Chypre». Selon lui , une telle solution «avec l’aide des parties extérieures», notamment l’ONU et Washington, dépendra de «la volonté politique de la Turquie» qui occupe le nord de l’île depuis 1974. Malgré l’âge avancé que lui reprochent ses adversaires, ce bon vivant et navigateur infatigable se prévaut d’avoir participé depuis 1959 à toutes les négociations avec les Chypriotes-turcs, notamment avec leur leader actuel M. Rauf Denktash, 74 ans. Au grand dam de ses six rivaux à l’élection du 8 février, il apparaît dans tous les sondages comme le mieux habilité à gérer le dossier chypriote, jugé prioritaire par les électeurs, notamment les jeunes. Avocat et fils de juriste, il a été candidat malheureux à la présidence en 1983 et 1988, avant de l’emporter en 1993, avec une avance de seulement 1.800 voix sur le président sortant Georges Vassiliou. Président de la Chambre des représentants de 1960 à 1976, M. Cléridès a assuré l’intérim présidentiel de juillet à décembre 1974, en l’absence de Mgr Makarios qu’un éphémère coup d’Etat inspiré par le régime des colonels d’Athènes avait renversé, provoquant l’invasion turque. M. Cléridès a fréquenté l’Ecole anglaise de Nicosie avant d’étudier le droit à Londres. Il a participé aux négociations précédant l’indépendance de l’île de la couronne britannique en 1959 et 1960, puis aux pourparlers ayant suivi les premiers heurts intercommunautaires sanglants fin 1963, et jusqu’en 1976. MM. Cléridès et Denktash ont conclu en 1975 un accord sur «l’échange de populations» en vertu duquel la population chypriote-turque, forte de 110.000 personnes, s’est rassemblée dans le nord de l’île alors que les 585.000 Chypriotes-grecs d’alors se sont installés dans le sud. Cet accord a valu à M. Cléridès des critiques acharnées de ses adversaires, qui lui avaient alors reproché une attitude ambiguë, et une traversée du désert de sept ans. Pour certains diplomates, «Cléridès est peut-être le seul, voire le dernier, capable d’arriver à une solution avec M. Denktash et de la faire accepter» par les nationalistes de son camp. «C’est vrai, dit-il, parce que j’ai la volonté de prendre en compte les problèmes de l’autre» communauté. Selon ces diplomates, sont côté «joueur, parieur audacieux, traduit sa volonté de faire bouger les choses en prenant des risques», comme en témoigne la commande début 1997 de 20 missiles sol air russes qui a su suscité des menaces d’Ankara et souligné l’urgence de trouver une solution à Chypre, notamment pour éviter un conflit gréco-turc. Diplomate rusé et habile manœuvrier pour les uns, versatile et glissant pour les autres, tous lui reconnaissent un sens de l’humour permanent et un désintérêt pour l’argent. Il est marié à une Indienne, et père d’une fille devenue députée du parti conservateur DISY qu’il a fondé en 1976. Vétéran de la Royal air force, M. Cléridès avait été fait prisonnier durant la Seconde Guerre mondiale avant de devenir l’avocat des combattants qui ont lutté entre 1955 et 1959 pour l’indépendance de l’île. (AFP)
Le président chypriote sortant Glafcos Cléridès, qui brigue un nouveau mandat à 79 ans, se dit «motivé par les chances d’aboutir à une solution juste» du problème chypriote, et couronner ainsi un demi-siècle de carrière politique. «J’ai une bonne chance d’aboutir à un accord» qui réunifie l’île divisée depuis 1974, estime M. Cléridès qui croit avoir «réussi, par le processus d’adhésion à l’UE et le renforcement de la défense, à susciter un intérêt accru, européen et américain, dans la nécessité de trouver une solution à Chypre». Selon lui , une telle solution «avec l’aide des parties extérieures», notamment l’ONU et Washington, dépendra de «la volonté politique de la Turquie» qui occupe le nord de l’île depuis 1974. Malgré l’âge avancé que lui reprochent ses adversaires, ce...