L’Espagne vit à l’heure de la mobilisation générale et de l’unité de tous les partis politiques pour lutter contre le terrorisme basque qui a fait vendredi deux nouvelles victimes à Séville (sud), où 350.000 personnes, selon la police, ont manifesté samedi. La capitale andalouse n’avait accueilli aucune manifestation de cette envergure contre la violence depuis celle de la mi-juillet dernier lorsque 500.000 personnes s’étaient lancées dans les rues pour condamner l’exécution par l’organisation armée basque ETA du jeune élu de la localité basque d’Ermua, Miguel Angel Blanco. Une grande pancarte, sur laquelle on pouvait lire: «l’Andalousie pour la paix et la démocratie», a ouvert le cortège à Séville conduit par le second vice-président du gouvernement, Rodrigo Rato, et plusieurs ministres. Des manifestants levaient au ciel leurs mains couvertes de gants blancs, symbole du rejet de la violence. Quelques banderoles réclamaient la peine de mort pour les militants de l’ETA. A Bilbao (nord, Pays basque), plusieurs dizaines de milliers de personnes, d’après des journalistes sur place, ont également défilé samedi dans les rues en faveur de la paix. Les funérailles de l’adjoint au maire conservateur de Séville Alberto Jimenez Becerril et de son épouse Ascension, tués d’une balle dans la nuque par un activiste présumé de l’ETA, ont été célébrées samedi en fin de matinée dans la cathédrale de la capitale andalouse. Plusieurs milliers d’anonymes ont assisté à la cérémonie, aux côtés du chef du gouvernement José Maria Aznar, de huit ministres, ainsi que de l’infante Elena, fille aînée du roi Juan Carlos. Vendredi, près de 50.000 Sévillans avaient fait la queue, sous une pluie battante, pour visiter, à l’hôtel de ville, la chapelle ardente où reposaient les corps de l’élu conservateur et de sa femme. La mobilisation touche toute l’Espagne où la plupart des capitales provinciales, y compris au Pays basque, ont connu, dès vendredi, des rassemblements de plusieurs milliers de personnes. Avec partout les mêmes scènes de manifestants défilant les mains peintes en blanc, symbole de paix, et scandant des slogans comme «Basta ya» («Ça suffit») ou «Vascos si, ETA no» («Basques oui, ETA non»). Après chaque nouvel attentat de l’ETA, cette mobilisation de la population est devenue traditionnelle depuis l’assassinat en juillet dernier du conseiller municipal basque Miguel Angel Blanco qui avait fait descendre dans la rue quelque six millions d’Espagnols, du jamais vu depuis le retour de la démocratie. En se mobilisant, la population demande certes à l’ETA d’arrêter ses actions armées — qui ont fait trois morts en janvier et 13 l’an dernier — mais aussi et surtout à la classe politique de se montrer plus que jamais unie face au terrorisme. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Espagne vit à l’heure de la mobilisation générale et de l’unité de tous les partis politiques pour lutter contre le terrorisme basque qui a fait vendredi deux nouvelles victimes à Séville (sud), où 350.000 personnes, selon la police, ont manifesté samedi. La capitale andalouse n’avait accueilli aucune manifestation de cette envergure contre la violence depuis celle de la mi-juillet dernier lorsque 500.000 personnes s’étaient lancées dans les rues pour condamner l’exécution par l’organisation armée basque ETA du jeune élu de la localité basque d’Ermua, Miguel Angel Blanco. Une grande pancarte, sur laquelle on pouvait lire: «l’Andalousie pour la paix et la démocratie», a ouvert le cortège à Séville conduit par le second vice-président du gouvernement, Rodrigo Rato, et plusieurs ministres. Des...