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Actualités - Chronologie

Al Gore se tient prêt au cas où ..

Le vice-président américain Al Gore va-t-il devoir prendre la succession de Bill Clinton, menacé par un scandale sexuel? Si la question reste prématurée, le fidèle lieutenant du président doit néanmoins commencer à se préparer à cette éventualité, estimaient lundi les analystes à Washington. La semaine dernière, Al Gore avait affirmé haut et fort son soutien à M. Clinton. «Le président a démenti ces accusations et je le crois. De plus, il n’est pas seulement le président du pays, il est aussi mon ami», avait déclaré M. Gore. Lundi, M. Gore a rendu un nouvel hommage appuyé au président lors d’une cérémonie à la Maison-Blanche consacrée à l’éducation. Toutefois, si les affirmations de Mlle Lewinsky sur sa liaison présumée avec M. Clinton sont confirmées, le président pourrait faire l’objet d’une procédure de destitution et de poursuites judiciaires. Une telle procédure serait très longue, et une démission semblerait plus probable le cas échéant, estiment plusieurs spécialistes, qui se reportent à la démission de Richard Nixon en 1974 à la suite du scandale du Watergate. Et en cas de démission du président, le vice-président reprend les rênes du pays. Al Gore, qui n’a jamais fait mystère de ses ambitions présidentielles pour l’élection de l’an 2000, ne peut que commencer à se préparer à prendre la succession de M. Clinton plus tôt que prévu. «Je ne peux pas imaginer que cela ne lui soit pas venu à l’esprit», a commenté Alan Lichtman, professeur à l’Université américaine de Washington. Même commentaire de la part du consultant politique Ron Faucheaux, pour qui Al Gore ne peut toutefois pas l’admettre publiquement. «Lorsque vous êtes vice-président, il est toujours possible que vous ayez à prendre la relève (du président) s’il y a une crise à l’horizon. Mais la dernière chose à faire est de le dire à qui que ce soit», selon lui. Trop tôt Pour M. Faucheaux, il est encore beaucoup trop tôt pour prédire si ce nouveau scandale — fondé essentiellement sur des fuites et des sources anonymes — aidera ou desservira Al Gore. L’analyste entrevoit deux scénarios possibles. Si M. Gore prend la succession prématurée du président Clinton, il pourrait partir favori à sa propre succession lors de la prochaine élection présidentielle. De plus, la comparaison implicite avec M. Clinton mettrait en valeur l’image propre de M. Gore, même si celle-ci a été quelque peu égratignée par son rôle trouble dans le financement de la dernière campagne démocrate. Si le président Clinton reste en place mais sort affaibli de cette crise, Al Gore pourrait en revanche pâtir de l’image parfois sordide donnée par la Maison-Blanche dans cette affaire. «Les gens veulent dans une large mesure séparer l’action officielle du président Clinton des questions de morale personnelle. Tant que ces questions n’atteignent pas Gore je pense qu’il reste un candidat très sérieux» à la présidence, selon M. Faucheaux. Mais M. Gore serait-il prêt, le cas échéant, à remplacer M. Clinton au pied levé? «Assurément», estime M. Lichtman. «Al Gore est le vice-président le mieux préparé de l’Histoire», affirme l’enseignant, rappelant les cinq ans passés à la Maison-Blanche par cet ancien élu du Congrès. M. Gore avait été élu en 1976 à la Chambre des représentants, avant de rejoindre le Sénat en 1984 jusqu’à ce qu’il soit appelé par le président Clinton en 1992 pour compléter son «ticket». (AFP)
Le vice-président américain Al Gore va-t-il devoir prendre la succession de Bill Clinton, menacé par un scandale sexuel? Si la question reste prématurée, le fidèle lieutenant du président doit néanmoins commencer à se préparer à cette éventualité, estimaient lundi les analystes à Washington. La semaine dernière, Al Gore avait affirmé haut et fort son soutien à M. Clinton. «Le président a démenti ces accusations et je le crois. De plus, il n’est pas seulement le président du pays, il est aussi mon ami», avait déclaré M. Gore. Lundi, M. Gore a rendu un nouvel hommage appuyé au président lors d’une cérémonie à la Maison-Blanche consacrée à l’éducation. Toutefois, si les affirmations de Mlle Lewinsky sur sa liaison présumée avec M. Clinton sont confirmées, le président pourrait faire l’objet...