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Actualités - Chronologie

La tour de Babel de l'espace

Véritable tour de Babel des temps modernes, la future station spatiale internationale (ISS) sera le fruit de la collaboration de 14 pays, parlant une dizaine de langues différentes. Les deux grandes nations du secteur spatial, les Etats-Unis et la Russie, se partageront la part du lion dans la construction et la gestion de cet énorme laboratoire de l’espace. Mais ISS n’aurait pas vu le jour sans l’engagement des 12 autres partenaires, la France, la Belgique, le Danemark, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège, l’Espagne, la Suède et la Suisse, tous membres de l’Agence spatiale européenne (ESA), ainsi que le Canada et le Japon. Le Brésil participera de façon accessoire en réalisant, pour le compte des Etats-Unis, une plate-forme pressurisée pour le transport d’expérience dans la soute de la navette spatiale. L’effort de construction du gigantesque laboratoire reviendra principalement aux Etats-Unis, qui assureront avec leurs navettes spatiales 28 des 45 vols nécessaires à l’envoi des modules, éléments de jonction («nœuds») ou panneaux solaires de 1998 à 2003. La Russie réalisera près de 20 missions, dont la première le 30 juin prochain pour mettre en orbite le compartiment-cargo connu sous le nom acronyme russe FGB, qui fournira la propulsion initiale d’ISS. L’ESA doit participer à 16 des vols d’assemblage en fournissant des équipements divers. Elle a déjà livré à l’Agence spatiale russe (RKA) le système de gestion des données destiné au module de service russe, qui doit être mis en orbite en décembre 1998. Il assurera notamment au début les fonctions de guidage, navigation et gestion de la station pendant les premières phases de la construction. A partir de l’an 2003, la station disposera de six laboratoires scientifiques, dont deux pour la Russie, un pour les Etats-Unis, un pour l’ESA (Columbus ou COF), un pour le Japon (JEM) et un destiné à la centrifugation, partagé par les Etats-Unis et le Japon. Les six à sept membres d’équipage qui séjourneront à bord d’ISS pour des périodes pouvant atteindre cinq mois vivront notamment dans un compartiment américain et dans le module de service russe, qui accueillera dès 1999 les astronautes et cosmonautes chargés de la construction et des premières missions scientifiques. Par ailleurs, le Canada procurera un bras mécanique de 18 m capable de transporter une centaine de tonnes, qui sera utilisé pour l’assemblage ou le remplacement de pièces défectueuses. L’énergie de la station sera fournie par une vingtaine de panneaux solaires russes et américains, dont 16 géants de 33 m de long. (AFP)
Véritable tour de Babel des temps modernes, la future station spatiale internationale (ISS) sera le fruit de la collaboration de 14 pays, parlant une dizaine de langues différentes. Les deux grandes nations du secteur spatial, les Etats-Unis et la Russie, se partageront la part du lion dans la construction et la gestion de cet énorme laboratoire de l’espace. Mais ISS n’aurait pas vu le jour sans l’engagement des 12 autres partenaires, la France, la Belgique, le Danemark, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège, l’Espagne, la Suède et la Suisse, tous membres de l’Agence spatiale européenne (ESA), ainsi que le Canada et le Japon. Le Brésil participera de façon accessoire en réalisant, pour le compte des Etats-Unis, une plate-forme pressurisée pour le transport d’expérience dans la soute de la navette...