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Actualités - Chronologie

Alger accuse l'Europe d'ingérence dans ses affaires intérieures

L’Europe veut «coûte que coûte s’ingérer» dans les affaires intérieures de l’Algérie, a estimé hier le quotidien gouvernemental algérien «el-Moudjahid», après la déclaration de l’Union européenne réclamant plus de transparence et d’ouverture. Les quotidiens privés d’Alger critiquent eux-aussi cette déclaration. Les ministres de l’UE ont adopté lundi à l’unanimité une déclaration réclamant du gouvernement algérien «une plus grande transparence concernant la situation» dans le pays «où les groupes terroristes continuent de perpétrer des attaques lâches et brutales contre des civils innocents». «Comme il fallait s’y attendre, l’Union européenne dominée actuellement par des gouvernements socialistes ne semble pas vouloir changer de comportement vis-à-vis de notre pays en optant pour la pression, l’équivoque et le double langage», écrit «el-Moudjahid» qui qualifie la déclaration de Bruxelles de «mitigée». «L’Europe veut coûte que coûte s’ingérer dans nos affaires intérieures car elle ne conçoit la «transparence» qu’à travers la présence sur notre sol d’observateurs étrangers», ajoute le journal en affirmant qu’une telle «internationalisation» ne peut «apporter que le chaos et non la stabilité souhaitée» alors que l’Algérie a mis en œuvre des «institutions légitimes sur une base démocratique et pluraliste». «El-Moudjahid» souhaite l’établissement rapide avec l’Europe de «relations moins passionnelles, plus raisonnables, basées sur le respect mutuel et non l’injonction». Le journal évoque aussi une déclaration lundi à RFI du porte-parole du gouvernement, le ministre de la Communication Habib-Chawki Hamraoui, indiquant que l’Algérie avait demandé à l’UE de «sortir des généralités» et de promouvoir un dialogue sur des «points précis, en particulier la lutte contre le terrorisme et le démantèlement des réseaux de soutien» lors de la visite de la troïka, la semaine dernière. Alger avait réaffirmé son refus de toute commission d’enquête internationale, a expliqué M. Hamraoui, en affirmant que la question «qui tue qui» était une question «complice du terrorisme» car elle «le justifie et lui confère des arguments en s’efforçant de ternir l’image de l’Etat, des forces de l’ordre et du peuple». Le porte-parole a aussi dénoncé certains médias arabes qui jouent le rôle «d’organe central des groupes terroristes». Le quotidien pro-gouvernemental «L’Authentique» critiquait lui la «passivité complice des quinze» face au terrorisme et concentrait ses critiques contre la Grande-Bretagne, qui préside l’UE, et évoquait une position «en retrait» de l’Allemagne et de la France lors de la réunion de Bruxelles. «Le Matin» dénonçait la «mauvaise farce de la troïka» et la «déclaration ambiguë de Bruxelles», alors qu’«el-Watan» évoquait un «dialogue de sourds». (AFP)
L’Europe veut «coûte que coûte s’ingérer» dans les affaires intérieures de l’Algérie, a estimé hier le quotidien gouvernemental algérien «el-Moudjahid», après la déclaration de l’Union européenne réclamant plus de transparence et d’ouverture. Les quotidiens privés d’Alger critiquent eux-aussi cette déclaration. Les ministres de l’UE ont adopté lundi à l’unanimité une déclaration réclamant du gouvernement algérien «une plus grande transparence concernant la situation» dans le pays «où les groupes terroristes continuent de perpétrer des attaques lâches et brutales contre des civils innocents». «Comme il fallait s’y attendre, l’Union européenne dominée actuellement par des gouvernements socialistes ne semble pas vouloir changer de comportement vis-à-vis de notre pays en optant pour la...