Français, attention: «l’Invincible armada» espagnole ne vient pas faire du tourisme à Paris et cherchera un résultat, malgré quelques absences de taille, lors du match amical France-Espagne qui marquera mercredi l’inauguration du Stade de France de Saint-Denis. Invaincu depuis près de quatre ans, les joueurs du sélectionneur Javier Clemente ont l’ambition de continuer sur leur lancée contre une équipe de France qu’il ne sous-estiment pas. «Ce sera un grand spectacle», promet Raul Gonzalez Blanco, attaquant-vedette du Real Madrid et de la sélection. «Les deux équipes partent favorites du prochain Mondial. La France parce qu’elle a une grande sélection et qu’elle joue chez elle. L’Espagne parce qu’elle a gagné peu à peu le respect international». C’est le moins que l’on puisse dire: les hôtes de l’équipe de France n’ont pas perdu depuis le 9 juillet 1994, en quart de finale du dernier Mondial américain contre l’Italie (1- 2). Depuis, l’Espagne a disputé 31 rencontres qui se sont soldées par 20 victoires et 11 matches nuls, dont un 0-0 à Wembley en 1996 contre l’Angleterre en quart de finale du championnat d’Europe des Nations. Les coéquipiers de Hierro ne sont alors tombés qu’aux tirs au but. Soucieuse de conserver son invincibilité, l’Espagne disputera également le plus important de ses quatre matches préparation au Mondial après un premier résultat nul 1-1 contre la Roumanie en novembre à Majorque. Par la suite, les têtes de série au groupe D n’auront que deux autres tests contre la Suède et l’Irlande du Nord avant de se mesurer au Nigeria, à la Bulgarie et au Paraguay. Au grand dam de Clemente, le calendrier chargé de la Liga ne permettait pas d’autres galops d’essai. Charnière centrale clairsemée Pour le test capital de mercredi, Clemente a convoqué 18 joueurs qui ont toutes les chances de revenir en France dans quelques mois. Habituel point fort de la sélection, la charnière centrale sera cependant très clairsemée mercredi soir, avec quatre absences de taille: Julen Guerrero (Athletic Bilbao), Fernando Hierro (Real Madrid), Josep Guardiola (FC Barcelone) et Francisco Narvaez «Kiko» (Atletico Madrid), blessés et indisponibles pour quelques semaines. Mais la sélection espagnole a des ressources. Actuel meilleur buteur de la Liga, Luis Enrique (FC Barcelone) est suffisamment en forme pour faire oublier ses prestigieux coéquipiers. Auteur d’une saison éclatante que la précédente, Raul, 20 ans, aura cependant à cœur de prouver sa valeur lors de son premier contact avec la France où il est déjà attendu comme l’une des grandes figures du Mondial. La délégation espagnole comprendra sept joueurs du Barça dont certains, comme Guillermo Amor ou Miguel Angel Nadal, ne sont même pas titulaires dans leur club. Clemente a en outre renouvelé sa confiance aux «petits nouveaux», Joseba Etxeberria (Athletic Bilbao) et Jordi Lardin (Atletico Madrid) auteurs d’un bon match contre la Roumanie. (AFP)
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