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Actualités - Chronologie

Paris : le temps de l'apaisement

La Bourse de Paris tourne depuis quelques semaines autour du niveau des 3.000 points, qu’elle a néanmoins réussi à franchir cette semaine avant de subir des prises de bénéfices justifiées notamment par la baisse du dollar et de la première liquidation de l’année. Le bilan hebdomadaire se solde par une perte de 0,33%, l’indice CAC 40 revenant à 2.966,15 points vendredi. Au cours du terme de janvier, la bourse a gagné 3,78%. Après les phases aigues de la crise financière asiatique, le temps de l’apaisement est venu. De nombreux responsables économiques estiment que l’impact de cette crise sur les économies, sur les banques ou sur les entreprises a été exagéré. En France, le premier ministre Lionel Jospin a confirmé que la crise asiatique coûtera un demi- point de croissance cette année mais a demandé de ne pas «surestimer les effets de la crise asiatique» et de «ne pas sous-estimer l’importance de la dynamique européenne». Le ministre de l’Economie Dominique Strauss-Kahn continue à tabler sur une croissance de 3% en France en 1998. Aux Etats-Unis, les responsables tentent également de minimiser les effets négatifs de la crise. Pour Robert Rubin, secrétaire au Trésor, les effets seront modestes. Quant à l’agence de notation Standard and Poor’s, elle juge que les conséquences de la crise sur les banques internationales seront moins importantes que celles de la crise des pays d’Amérique latine dans les années 80. Dans ce contexte, le dollar — un paramètre important pour les marchés des actions — reprenait de la hauteur pour atteindre 6,17 FF. Une amélioration qui devait très vite tourner court en raison de la nouvelle chute de la roupie indonésienne, des perspectives d’un nouveau plan de relance de l’économie japonaise et des craintes d’intervention des banques centrales. Le scandale Clinton Le scandale qui touche le président Bill Clinton a également eu des répercussions sur le dollar, provoquant en fin de semaine des ventes du dollar. Il tombait à 5,95 FF vendredi soir à Paris. L’évolution du billet vert est donc importante pour le marché comme le mouvement de restructurations et de fusions-acquisitions qui, selon la Caisse des Dépôts, devrait compenser les conséquences négatives de la crise asiatique. La Caisse des Dépôts estime que grâce aux meilleures perspectives de croissance (PIB en hausse de 2,5% en 1998) et d’une légère baisse des taux à long terme (5,10% dans les six mois), les bénéfices par action des entreprises devraient enregistrer une croissance de 17% cette année après 18,1% en 1997. A l’horizon de six mois, le CAC 40 devrait atteindre 3.100 points, prévoit la Caisse des dépôts. En revanche, Associés en Finance est un peu moins optimiste. Pour la première fois depuis de longs mois, il a révisé à la baisse (—0,3%) ses prévisions de résultats pour les sociétés du CAC 40. La révision en nette baisse des résultats de Metaleurop, Dassault Systèmes, Eurotunnel et Skis Rossignol expliquent ce retournement de tendance. Les premiers résultats des sociétés pour 1997 ont apporté plutôt de bonnes nouvelles à l’exception de SGS Thomson. Lundi et mardi la bourse poursuivait sa progression enregistrée durant les quatre séances précédentes, gagnant 0,36% et 0,72%. Mardi le CAC 40 finissait au-dessus des 3.000 points à 3.008,34. Mercredi, des prises de bénéfices entraînaient une baisse de 0,34% et jeudi de 0,32%. Vendredi, les pertes atteignaient 0,75%. (AFP).
La Bourse de Paris tourne depuis quelques semaines autour du niveau des 3.000 points, qu’elle a néanmoins réussi à franchir cette semaine avant de subir des prises de bénéfices justifiées notamment par la baisse du dollar et de la première liquidation de l’année. Le bilan hebdomadaire se solde par une perte de 0,33%, l’indice CAC 40 revenant à 2.966,15 points vendredi. Au cours du terme de janvier, la bourse a gagné 3,78%. Après les phases aigues de la crise financière asiatique, le temps de l’apaisement est venu. De nombreux responsables économiques estiment que l’impact de cette crise sur les économies, sur les banques ou sur les entreprises a été exagéré. En France, le premier ministre Lionel Jospin a confirmé que la crise asiatique coûtera un demi- point de croissance cette année mais a demandé de ne...