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Actualités - Chronologie

Emotion et polémique en France après l'avalanche des Alpes

Une enquête judiciaire a été ouverte ce week-end sur les circonstances d’une avalanche aux Orres, dans les Alpes, qui a coûté la vie à onze personnes, dont neuf lycéens. Plusieurs experts et élus locaux ont invoqué une énorme imprudence, compte tenu de l’alerte maximum aux avalanches prévalant sur la région, pour expliquer une tragédie qui a suscité une vive émotion en France. Le bilan officiel de ce drame fait état de 11 morts (9 adolescents et 2 adultes) et de 9 blessés, hospitalisés mais pas dans un état grave, ainsi que de 10 rescapés parmi ce groupe qui participait à une «classe de neige». Les victimes de la catastrophe faisaient partie d’un groupe de 32 randonneurs, 26 lycéens d’un collège privé de la région parisienne, et de 6 accompagnateurs, deux professeurs, dont l’un est mort, et quatre moniteurs. Encadrés par ces guides de l’Union nationale des centres sportifs de plein air, la réputée UCPA aujourd’hui sous les feux des critiques, ces lycéens effectuaient une sortie en raquettes sur ce massif alpin. C’est en début d’après-midi qu’ils ont été surpris à 2,300 m d’altitude par une coulée de neige de plusieurs centaines de mètres de largeur qui les a ensevelis ou projetés contre des sapins situés en contrebas. «On est sûr maintenant que c’est le passage des randonneurs qui a déclenché la plaque à vent (couche de neige instable et très compacte)», a précisé le lieutenant Laurent Jaunat, chef de la police «CRS» de cette région des Alpes. Aux témoignages bouleversants des secouristes, puis au désespoir des familles de Montigny-le-Bretonneux (région parisienne), d’où venait le groupe, se sont ajoutées de graves questions sur la responsabilité d’une telle sortie. «Je ne m’explique pas pourquoi ils ont persisté dans cette voie-là alors que nous avions évoqué les risques avec les guides», a affirmé Michel Roussel, responsable du gîte de la Draye, où le groupe avait passé la nuit. Il a précisé que les bulletins d’alerte d’avalanche étaient affichés au gîte et que le drapeau à damier jaune et noir, signalant ce risque, avait été hissé. On affirme à Météo-France, un organisme public, que depuis le début de la semaine le risque d’avalanche était très élevé, à 4 sur une échelle de 5, alors qu’il était tombé de 70 cm à 1,20 m de neige sur les Alpes. «Il y a certainement eu une erreur quelque part», a déclaré le lieutenant-colonel de gendarmerie Christian Blanchart, un responsable des secours. Le maire de la station des Orres, Pierre Bresse, s’est déclaré «furieux», en soulignant que les risques d’avalanches étaient évidents dans les Hautes-Alpes. «A la place des parents des enfants, je serai méchant et demanderai des comptes», a-t-il dit. Le directeur général de l’UCPA Olivier Hindermeyer a pour sa part estimé que l’avalanche constitue «un accident tout à fait imprévisible». Il a affirmé qu’il faisait «entièrement confiance» à ses moniteurs et au guide de haute montagne responsable du choix de l’itinéraire. Plusieurs dizaines de milliers d’enfants fréquentent les centres UCPA chaque hiver. Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les conditions dans lesquelles l’avalanche s’est produite et les gendarmes ont procédé aux premières constatations sur les lieux. Le ministre de la Jeunesse et des Sports Marie-George Buffet a aussi annoncé l’ouverture d’une enquête administrative. Les parents, une cinquantaine de personnes, accompagnés notamment du secrétaire d’Etat à la Santé Bernard Kouchner, se sont rendus à l’hôpital d’Embrun, une ville proche de la tragédie, où une chapelle ardente avait été dressée. Les corps des victimes ont été acheminés en soirée vers la région parisienne à bord d’un avion militaire Hercules. Le premier ministre Lionel Jospin s’était rendu sur les lieux le jour du drame.
Une enquête judiciaire a été ouverte ce week-end sur les circonstances d’une avalanche aux Orres, dans les Alpes, qui a coûté la vie à onze personnes, dont neuf lycéens. Plusieurs experts et élus locaux ont invoqué une énorme imprudence, compte tenu de l’alerte maximum aux avalanches prévalant sur la région, pour expliquer une tragédie qui a suscité une vive émotion en France. Le bilan officiel de ce drame fait état de 11 morts (9 adolescents et 2 adultes) et de 9 blessés, hospitalisés mais pas dans un état grave, ainsi que de 10 rescapés parmi ce groupe qui participait à une «classe de neige». Les victimes de la catastrophe faisaient partie d’un groupe de 32 randonneurs, 26 lycéens d’un collège privé de la région parisienne, et de 6 accompagnateurs, deux professeurs, dont l’un est mort, et quatre...