Le Fonds monétaire international (FMI) a défendu jeudi sa politique vis-à-vis des «tigres» asiatiques en affirmant que le coût de la crise aurait été plus lourd et le ralentissement économique plus prononcé s’il n’était pas intervenu. Stanley Fischer, premier directeur général adjoint du FMI, a dit à des banquiers que les grands pays industrialisés étaient tout à fait en mesure de faire face aux retombées de la crise. Le texte de son discours était disponible avant qu’il ne le prononce. La hausse des taux d’intérêt se justifiait elle aussi, selon Fischer, pour qui il est nécessaire d’abord de rétablir la confiance envers les monnaies asiatiques et les taux devraient rétrograder une fois ces dernières stabilisées. Fischer a par ailleurs jugé que la situation de la Corée du Sud s’est améliorée depuis que Kim Dae-jung a remporté les présidentielles, avec des ministres qui commencent à mettre en œuvre les réformes convenues avec le FMI. «Des mesures importantes de traitement des difficultés du secteur bancaire et visant à rétablir la confiance envers les banques devraient être annoncées dans les jours à venir», a-t-il dit. «Il faudra traiter le problème de la dette privée de façon à ce que soit préservé le principe qui veut que la solution est d’abord du ressort des débiteurs et de leurs créanciers». La Corée du Sud était au bord du désastre lorsque l’aide du FMI a été sollicitée, a réaffirmé Fischer, qui pense toutefois que ce pays émergera sans doute de la crise «plus vite qu’on ne le pensait il y a un mois». Le FMI a supervisé des programmes d’aide pour la Thaïlande, l’Indonésie et la Corée du Sud représentant globalement plus de $100 milliards. Concernant l’Indonésie, il est peu probable qu’elle présente un programme de restructuration précis dans un avenir proche, a poursuivi Fischer. «Ils (les Indonésiens) réfléchissent à la façon d’aborder leurs problèmes et je ne crois pas qu’il y aura un programme en tant que tel dans un avenir proche mais il y a des discussions sur la façon d’aborder les choses», a-t-il dit, interrogé à ce sujet. Fischer a ajouté que le FMI avait eu des discussions positives avec le ministre des Finances thaïlandais Tarrin Nimmanahaeminda qui est en déplacement à Washington cette semaine. «Nous avons eu de très bonnes réunions. Le ministre des Finances est très impressionnant, très clair, très résolu», a-t-il dit, observant que le FMI examinerait le programme de réformes de Bangkok la semaine prochaine. «Nous avons discuté d’autres mesures susceptibles de pouvoir accélérer les choses». Fischer s’est enfin dit encouragé par les dernières réformes financières prises par le Japon. «Les dernières mesures ont paru plus sérieuses que les précédentes. C’est un signe très encourageant», a-t-il dit. Fischer a conclu par le fait que les «contributions au FMI ne sont pas fondamentalement une dépense qui s’impute sur le contribuable (des pays membres); ce sont plutôt des investissements (...) un investissement dans la stabilité et la prospérité de l’économie mondiale». (Reuters)
Le Fonds monétaire international (FMI) a défendu jeudi sa politique vis-à-vis des «tigres» asiatiques en affirmant que le coût de la crise aurait été plus lourd et le ralentissement économique plus prononcé s’il n’était pas intervenu. Stanley Fischer, premier directeur général adjoint du FMI, a dit à des banquiers que les grands pays industrialisés étaient tout à fait en mesure de faire face aux retombées de la crise. Le texte de son discours était disponible avant qu’il ne le prononce. La hausse des taux d’intérêt se justifiait elle aussi, selon Fischer, pour qui il est nécessaire d’abord de rétablir la confiance envers les monnaies asiatiques et les taux devraient rétrograder une fois ces dernières stabilisées. Fischer a par ailleurs jugé que la situation de la Corée du Sud s’est améliorée...
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