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Actualités - Chronologie

Lancement de l'Institut Monétaire et Financier

A la demande de la Banque du Liban, principal soutien libanais de l’«Ecole Supérieure des Affaires» de Beyrouth, l’idée de créer un Institut Monétaire et Financier a été lancée. Le principal objectif de cette institution pédagogique moderne tient dans la formation et le recyclage de la population bancaire et notamment des cadres des banques quelquefois insuffisamment informés des méthodes modernes, des métiers de la finance sur les marchés de capitaux mondiaux. Les marchés de capitaux devant impérativement être développés au Liban afin de financer la reconstruction du Liban, il est apparu indispensable qu’un enseignement de haut niveau soit dispensé à Beyrouth. Les vingt dernières années ont été marquées par un mouvement général de déréglementation du système financier et le développement des marchés de capitaux. Ce processus qui a eu des conséquences importantes sur le financement et le contrôle des entreprises s’explique par les nouveaux modèles théoriques permettant d’évaluer les actifs financiers des entreprises et les progrès technologiques spectaculaires dans divers domaines, surtout au niveau de la communication. L’aboutissement de phénomène est la globalisation des marchés financiers, avec la possibilité de traiter sur toutes les places financières de la planète, à tout instant et à partir de n’importe quel lieu. La volatilité des marchés induite par ces systèmes et la complication des outils financiers impliquent une formation quasi permanente des opérateurs. En outre, la montée en flèche de l’intermédiation financière a radicalement transformé l’environnement financier et bancaire. Aujourd’hui, le nouveau financier doit maîtriser les techniques internationales, mais aussi rester en éveil face aux nouvelles techniques et outils financiers qui évoluent chaque jour. Depuis plus d’un an l’«ESA», établie 289 rue Clémenceau, dispense des cours de gestion. Une première promotion a déjà passé les épreuves d’examens terminaux soldées par d’excellents résultats et surtout par l’embauche de la quasi-totalité des étudiants. une deuxième promotion à temps plein est en place, une autre session à temps partiel débute en février. Première promotion de l’«IMF» de Beyrouth Dans le même temps, l’«ESA» lance la première promotion de l’«Institut Monétaire et Financier» pour laquelle les inscriptions sont en cours et les places limitées. Les cours débuteront le 11 février pour s’étendre jusqu’en novembre, avec des horaires aménagés pour les professionnels. En effet, la formation dispensée est prioritairement à l’adresse des employés ou cadres des banques et des personnes voulant se spécialiser dans les métiers financiers. pour ce faire, un programme, très pragmatique, sera assuré par les responsables de l’enseignement financier au sein des grandes écoles parisiennes du groupe «ESCP» et «HEC». Particularité de cet institut: une salle des marchés a été spécialement conçue à l’identique des salles de Bourses internationales; des opérations, fictives, mais identiques à celles initiées réellement, formeront le gros de la formation pratique. Cette salle a été largement financée par le Conseil Régional d’Ile de France et la «BLOM». Par ailleurs, par son caractère international, cet institut d’utilité publique a réuni les principaux responsables de recherche et d’études en matière monétaire et financière, notamment ceux dépendants des institutions régionales. Les études sont sanctionnées par un «Mastère Spécialisé de Finance» reconnu dans plusieurs pays étrangers, mais dont la première demande pressante sera certainement à Beyrouth. Des cycles de conférences seront aussi organisés à l’endroit des professionnels et de tous les opérateurs économiques libanais. Cet enseignement est destiné particulièrement aux professionnels et étudiants du troisième cycle ou titulaires d’un MBA de gestion finance. Enfin, il faut signaler que l’«ESA» doit passer des accords pour l’enseignement avec des institutions internationales telles la «Business School of London» et l’Institut Bocconi de Milan. Le programme propose douze modules obligatoires d’environ 25 heures de cours portant sur: le diagnostic financier, la stratégie, le système financier libanais, les marchés internationaux, la gestion financière, la gestion du portefeuille. Sont aussi dispensés six autres modules à propos des taux d’intérêts, l’ingénierie financière, le risque de change, l’économie internationale et le marché des options et produits dérivés. Gérard de HAUTEVILLE
A la demande de la Banque du Liban, principal soutien libanais de l’«Ecole Supérieure des Affaires» de Beyrouth, l’idée de créer un Institut Monétaire et Financier a été lancée. Le principal objectif de cette institution pédagogique moderne tient dans la formation et le recyclage de la population bancaire et notamment des cadres des banques quelquefois insuffisamment informés des méthodes modernes, des métiers de la finance sur les marchés de capitaux mondiaux. Les marchés de capitaux devant impérativement être développés au Liban afin de financer la reconstruction du Liban, il est apparu indispensable qu’un enseignement de haut niveau soit dispensé à Beyrouth. Les vingt dernières années ont été marquées par un mouvement général de déréglementation du système financier et le développement des...