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Actualités - Chronologie

Quand la mafia voulait infecter les plages

Cosa Nostra, la mafia sicilienne, avait projeté en 1993 de répandre sur les plages des seringues infectées au virus du sida et de mettre des brioches empoisonnées dans les supermarchés italiens, a révélé à Florence (nord de l’Italie) l’ancien chef de la mafia Giovanni Brusca. L’objectif de la mafia était «de mettre en crise le tourisme de l’Italie» pour punir l’Etat d’avoir adopté de nouvelles et très dures lois anti-mafia, a expliqué devant un tribunal Brusca, qui, depuis son arrestation en 1996, collabore avec la justice. A la suite de l’assassinat du plus important juge anti-mafia que l’Italie ait connu, Giovanni Falcone en mai 1992 en Sicile, la réaction du pays avait été forte et avait poussé le gouvernement et le Parlement à adopter ces lois. Brusca témoignait au procès qui a lieu à Florence contre les chefs de la mafia pour les attentats à la bombe commis contre des musées et monuments pendant l’été 1993. L’attentat contre les offices de Florence avait fait cinq morts. Il s’est désolidarisé de ces actions en expliquant qu’il avait été partisan du «programme prévoyant des gestes démonstratifs» comme abandonner des seringues infectées ou faire distribuer des brioches empoisonnées dans les supermarchés, c’est-à-dire, selon lui, «sans faire de dommages». Il a attribué la stratégie de terreur par les bombes à un autre chef de la mafia, Leoluca Bagarella, lui aussi sous les verrous, qui était le chef de la branche militaire de Cosa Nostra et le beau-frère du chef suprême Toto Riina. (AFP)
Cosa Nostra, la mafia sicilienne, avait projeté en 1993 de répandre sur les plages des seringues infectées au virus du sida et de mettre des brioches empoisonnées dans les supermarchés italiens, a révélé à Florence (nord de l’Italie) l’ancien chef de la mafia Giovanni Brusca. L’objectif de la mafia était «de mettre en crise le tourisme de l’Italie» pour punir l’Etat d’avoir adopté de nouvelles et très dures lois anti-mafia, a expliqué devant un tribunal Brusca, qui, depuis son arrestation en 1996, collabore avec la justice. A la suite de l’assassinat du plus important juge anti-mafia que l’Italie ait connu, Giovanni Falcone en mai 1992 en Sicile, la réaction du pays avait été forte et avait poussé le gouvernement et le Parlement à adopter ces lois. Brusca témoignait au procès qui a lieu à Florence...