La crise en Asie et ses répercussions sur le reste du monde vont partager la vedette avec les perspectives pour le prochain millénaire au Forum annuel économique mondial de Davos qui réunit 2.000 dirigeants politiques et d’entreprises la semaine prochaine, ont déclaré mardi les organisateurs. L’ordre du jour avait été fixé initialement sur le thème «Priorités pour le XXIe siècle», une perspective à 10-15 ans, pour les rencontres qui se succéderont du matin au soir pendant la traditionnelle session annuelle de six jours, du 29 janvier au 3 février, dans la station de ski suisse. Mais l’actualité boursière et financière des derniers mois en Extrême-Orient a bousculé le programme et une seconde dominante, «Gérer la volatilité», est venue s’y ajouter, a dit à la presse M. Claude Smadja, directeur général du Forum. Sept grands thèmes seront développés: — L’impact économique, social et politique en Asie et comment l’Asie peut rebondir. — Les répercussions sur les géants chinois et japonais. — L’impact sur l’Europe dans le contexte de l’euro et des élections allemandes de septembre. — L’impact aux Etats-Unis et la politique commerciale de Washington. — L’onde de choc en Amérique latine. — L’instabilité des marchés financiers et les risques de déraillement de l’économie mondiale. — Les tensions commerciales avec la course aux exportations comme stratégie anti-crise. La seconde dominante, «Priorités pour le XXIe siècle», s’articule autour d’une série de quatre thèmes: — Comment l’euro va modifier la position et la compétitivité de l’Europe dans le monde. — L’intégration de la Chine dans le système international. — La nécessité d’un cadre éthique. — Les clonages et la nouvelle révolution de la biotechnologie. La dimension politique du Forum sera diminuée cette année par l’absence des dirigeants du Proche-Orient, vedettes des dernières éditions. Ni le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ni le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat, n’ont été invités en raison du blocage du processus de paix, a dit M. Klaus Schwab, président et fondateur du Forum. Mais la liste des hôtes de marque reste longue. Stanley Fischer, l’homme clé pour l’Asie du Fonds monétaire international (FMI), le vice-premier ministre chinois Li Lanqing, le vice-ministre des Finances du Japon Eisuke Sakakibara, le vice-premier ministre et ministre du Commerce de Thaïlande Supachai Panitchpakdi, le secrétaire aux Finances de Hong Kong Rafael Hui Si-yan ainsi que des conseillers économiques du président-élu de Corée du Sud Kim Dae-Jung figurent parmi les participants. Côté américain, le secrétaire adjoint au Commerce, Stuart Eizenstat, sera présent, avec le représentant adjoint au Commerce, Jeffrey Lang, l’ambassadeur à l’ONU, Bill Richardson, et le président de la Chambre des représentants, Newt Gringrich. Hillary Clinton pourrait également venir. Le chancelier Helmut Kohl, les ministres des Finances de Grande-Bretagne et de France, Gordon Brown et Dominique Strauss-Kahn, les président et vice-président de la Commission de Bruxelles, Jacques Santer et Leon Brittan, seront là pour l’Europe. L’Amérique latine vient en force avec les présidents Carlos Menem (Argentine), Fernando Henrique Cardoso (Brésil), Eduardo Frei (Chili) et Ernesto Zedillo (Mexico). Le premier ministre de Russie, Viktor Tchernomyrdine, représentera les économies en transition, avec des chefs d’Etat d’Asie centrale et d’Europe de l’Est. Côté hommes d’affaires, Bill Gates, le patron de Microsoft, Stephen Case, d’America Online, Nobuyuki Idei de Sony, Ron Sommer de Deutsche Telekom figurent parmi les invités. Des dirigeants africains, le ministre iranien des Affaires étrangères Kamal Kharazi, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, et les dirigeants des grandes agences des Nations Unies sont également attendus. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La crise en Asie et ses répercussions sur le reste du monde vont partager la vedette avec les perspectives pour le prochain millénaire au Forum annuel économique mondial de Davos qui réunit 2.000 dirigeants politiques et d’entreprises la semaine prochaine, ont déclaré mardi les organisateurs. L’ordre du jour avait été fixé initialement sur le thème «Priorités pour le XXIe siècle», une perspective à 10-15 ans, pour les rencontres qui se succéderont du matin au soir pendant la traditionnelle session annuelle de six jours, du 29 janvier au 3 février, dans la station de ski suisse. Mais l’actualité boursière et financière des derniers mois en Extrême-Orient a bousculé le programme et une seconde dominante, «Gérer la volatilité», est venue s’y ajouter, a dit à la presse M. Claude Smadja, directeur général...