Nouveau constat de divergences franco-US sur la loi Helms-Burton
le 21 janvier 1998 à 00h00
Les opinions des Français et des Américains continuent de diverger sur la validité des lois américaines interdisant tout commerce avec Cuba, l’Iran et la Libye, a constaté une délégation du Congrès américain reçue à Paris par le premier ministre socialiste, Lionel Jospin. «Il y a des différences entre la position française et la nôtre, les Français objectent l’extra-territorialité de ces lois et nous pensons que la communauté internationale doit être impliquée dans ces questions», a déclaré Benjamin Gilman, président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants et chef de la délégation de sept parlementaires américains actuellement en déplacement en Europe. M. Gilman, élu républicain de la grande banlieue de New York, est le co-auteur de la loi D’Amato, interdisant toutes relations commerciales avec l’Iran et la Libye sous peine de sanctions. Cette loi, comme celle dite Helms-Burton interdisant tout commerce avec Cuba, est vivement contestée par l’ensemble des pays de l’Union européenne (UE), une contestation que lui a rappelée M. Jospin, selon son entourage. La société pétrolière française Total vient de conclure un important contrat avec l’Iran, contrat qui a reçu le soutien politique des pays de l’UE. «Nous ne mettons pas en cause les Etats mais les sociétés», a expliqué à M. Jospin M. Gilman, selon ses propos rapportés par l’entourage du premier ministre français. De plus, a ajouté devant la presse M. Gilman en sortant de ces entretiens, «tous les pays du monde doivent reconnaître qu’il y a une préoccupation internationale sur la question cubaine, sur les programmes de missiles iraniens, sur l’Irak et sur le terrorisme libyen». Pour sa part, M. Jospin a fait valoir que la France, comme l’ensemble des pays de l’UE, «ne reconnaît que des sanctions décidées par la communauté internationale, comme cela a été fait contre la Libye et l’Irak, sanctions que la France respecte pleinement», a souligné M. Jospin selon son entourage. «Aucune sanction internationale n’a été décidée contre Cuba et l’Iran», a rappelé M. Jospin, selon la même source (AFP)
Les opinions des Français et des Américains continuent de diverger sur la validité des lois américaines interdisant tout commerce avec Cuba, l’Iran et la Libye, a constaté une délégation du Congrès américain reçue à Paris par le premier ministre socialiste, Lionel Jospin. «Il y a des différences entre la position française et la nôtre, les Français objectent l’extra-territorialité de ces lois et nous pensons que la communauté internationale doit être impliquée dans ces questions», a déclaré Benjamin Gilman, président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants et chef de la délégation de sept parlementaires américains actuellement en déplacement en Europe. M. Gilman, élu républicain de la grande banlieue de New York, est le co-auteur de la loi D’Amato, interdisant toutes...
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