Paris : 22 islamistes condamnés à des peines de prison
le 20 janvier 1998 à 00h00
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné hier à des peines allant de quatre mois à six ans de prison ferme 22 membres d’un réseau islamiste démantelé en France entre 1994 et 1995. Sept autres personnes ont été relaxées contre l’avis du Parquet. Les condamnations sont pour la plupart en dessous des réquisitions du substitut antiterroriste Anne Vosgien, qui avait requis, le 10 novembre dernier, des peines allant jusqu’à huit ans de prison. Selon l’accusation, le réseau aurait été formé sous l’égide du Front islamique tunisien (FIT), un groupuscule créé en 1990, qui aurait eu des liens avec le Groupe islamique armé (GIA) algérien. Les prévenus, Algériens et Tunisiens pour la plupart, avaient nié à l’audience toute appartenance à un mouvement terroriste. Tous avaient été interpellés à Lille, Paris et en Allemagne à la suite de l’interception fortuite, à Perpignan, le 24 juillet 1994, de quatre hommes en possession de fusils, pistolets, munitions, poignards et combinaisons militaires. Ces quatre hommes, les Tunisiens Habib al-Babour, Bachir Kardi et Mourad Ben Tahar, et l’Algérien Ahmed Hallal ont tous été condamnés à cinq ans de prison ferme. Abderrazak Arroum, un Tunisien de 48 ans, ancien combattant en Afghanistan, arrêté en Allemagne en mars 1995 et extradé, a été condamné à six ans de prison ferme. Il est le chef présumé du réseau, selon l’accusation. Les autres condamnés sont des comparses. Le tribunal a prononcé pour beaucoup d’entre eux des peines qui couvrent les périodes de détention préventive. Ils sont donc ressortis libres du tribunal. Ce jugement marque le début à Paris d’une série de décisions de justice et d’audiences concernant des islamistes présumés. Mardi doit s’ouvrir pour deux jours le procès de trois Français, Lhacène Baroudi, Mohamed Belarbi, Abdoued Belafekir, et d’un Algérien, Abdelhakim Boutrif, soupçonnés de trafic d’armes. (Reuters)
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné hier à des peines allant de quatre mois à six ans de prison ferme 22 membres d’un réseau islamiste démantelé en France entre 1994 et 1995. Sept autres personnes ont été relaxées contre l’avis du Parquet. Les condamnations sont pour la plupart en dessous des réquisitions du substitut antiterroriste Anne Vosgien, qui avait requis, le 10 novembre dernier, des peines allant jusqu’à huit ans de prison. Selon l’accusation, le réseau aurait été formé sous l’égide du Front islamique tunisien (FIT), un groupuscule créé en 1990, qui aurait eu des liens avec le Groupe islamique armé (GIA) algérien. Les prévenus, Algériens et Tunisiens pour la plupart, avaient nié à l’audience toute appartenance à un mouvement terroriste. Tous avaient été interpellés à Lille,...
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