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Actualités - Chronologie

Les Frères Musulmans prônent le dialogue pour leur 70e anniversaire

Les Frères musulmans ont appelé à une démocratisation de l’Egypte, à l’occasion du 70e anniversaire de la fondation de la confrérie qui aspire officiellement à établir un Etat islamiste par des voies pacifiques. «Les Frères musulmans cherchent le dialogue avec les divers partis pour s’opposer fermement à la violence et au terrorisme et en finir avec l’extrémisme», a déclaré M. Moustapha Machhour, «guide général» de la confrérie, alors que l’Etat l’accuse régulièrement de soutenir en sous-main les intégristes armés depuis 1992. M. Machhour s’exprimait lors d’un «iftar» (repas marquant la rupture du jeûne) offert cette semaine à 700 invités par la confrérie, dans un hôtel du Caire. Les Frères musulmans organisent depuis des années ce banquet au cours duquel leur «guide» prononce une allocution considérée comme «le programme d’action politique de l’année», en présence de responsables des diverses formations politiques et de l’Eglise copte (chrétiens d’Egypte). Mais, comme c’est le cas depuis le début des années 90, aucun représentant du gouvernement n’était présent à la réception organisée en vue du 70e anniversaire de la fondation du mouvement en mars 1928. Dans son discours, M. Machhour a estimé que la levée par le gouvernement «des entraves à la liberté d’expression et à l’action politique serait le meilleur moyen de lutter contre la pensée déviationniste» des islamistes armés. Lors des législatives de 1995, un seul candidat de la confrérie a été élu à l’issue d’un scrutin marqué par des «fraudes massives», selon l’ensemble de l’opposition. Une semaine avant le scrutin, un tribunal militaire avait condamné 54 cadres des Frères musulmans à la prison et fermé leur siège central et leur hebdomadaire «al-Dawa». Innocents M. Machhour, cinquième guide du mouvement, a demandé la libération des militants de la confrérie arrêtés car, a-t-il dit, «ils sont innocents». Fondée par Hassan al-Banna, un instituteur de 22 ans, les Frères musulmans ont aujourd’hui «des adeptes dans 70 pays», a affirmé une de ses figures de proue, M. Salah Abdel Maqsoud. Il a déploré que le gouvernement qui «dialogue avec les juifs et a conclu la paix avec Israël en 1979, continue à ignorer une importante partie de la population en rejetant le dialogue avec la confrérie et en traquant ses militants». Tout en prônant l’instauration d’un Etat islamique par des voies pacifiques, les Frères musulmans n’ont pas hésité au cours de leur histoire à recourir à la violence. Ils ont assassiné deux premiers ministres, Ahmed Maher (1945) et Nokrachi Pacha (1948), un ministre anglophile, Amin Osman Pacha, et un chef de la police, Selim Zaki Pacha (1946). En 1948, le roi Farouk a dissous la confrérie qui est à nouveau autorisée après la révolution de 1952. Après un attentat manqué contre le président Nasser à Alexandrie, le 26 octobre 1954, elle est une nouvelle fois dissoute et ses six principaux dirigeants sont exécutés. Un nouveau complot attribué aux Frères musulmans est découvert en 1965 et trois de ses dirigeants sont pendus. La confrérie est à nouveau tolérée avec l’arrivée au pouvoir d’Anouar Sadate en 1970, sans jamais toutefois obtenir un statut légal. Les Frères redeviendront la cible de la répression gouvernementale avec la vague de violence islamiste à partir de 1992. (AFP)
Les Frères musulmans ont appelé à une démocratisation de l’Egypte, à l’occasion du 70e anniversaire de la fondation de la confrérie qui aspire officiellement à établir un Etat islamiste par des voies pacifiques. «Les Frères musulmans cherchent le dialogue avec les divers partis pour s’opposer fermement à la violence et au terrorisme et en finir avec l’extrémisme», a déclaré M. Moustapha Machhour, «guide général» de la confrérie, alors que l’Etat l’accuse régulièrement de soutenir en sous-main les intégristes armés depuis 1992. M. Machhour s’exprimait lors d’un «iftar» (repas marquant la rupture du jeûne) offert cette semaine à 700 invités par la confrérie, dans un hôtel du Caire. Les Frères musulmans organisent depuis des années ce banquet au cours duquel leur «guide» prononce une...