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Actualités - Chronologie

RD Congo : création d'un consortium minier international

Le gouvernement de Kinshasa a signé un «pré-accord» avec des groupes miniers internationaux pour la constitution en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) d’un consortium chargé de relancer la production minière, a-t-on annoncé jeudi de source officielle. Ce «pré-accord», qui lie la RDC, la compagnie minière publique congolaise Gécamines et des entreprises minières, doit être suivi d’«études de faisabilité», portant notamment sur le volume d’investissements nécessaires à l’exploitation de gisements de métaux non ferreux (essentiellement cuivre et cobalt) et sur les conditions financières proposées aux sociétés. Recevant les représentants d’une vingtaine de groupes miniers sud-africains, australiens, belges, chinois, angolais, américains intéressés par le projet, le président Laurent-Désiré Kabila s’est félicité de la signature de cet accord de principe. «La RDC veut démarrer sa relance économique (...) Nous sommes déterminés à faire régner la paix dans le pays afin de permettre aux investisseurs sérieux» de travailler, leur a déclaré le chef de l’Etat, ajoutant: «Cet accord est très important», intervenant seulement «huit mois après notre prise du pouvoir» à Kinshasa. Le projet de consortium vise à exploiter de nouveaux gisements de cuivre et de cobalt dans la zone de Kolwezi (Katanga, sud), où est déjà concentrée l’essentiel de l’industrie minière congolaise. Grâce à des prêts sud-africains, la Gécamines vient de mettre en production un nouveau gisement de cuivre et de cobalt dans la région de Kolwezi. Depuis la prise du pouvoir de M. Kabila, la RDC est à la recherche de partenaires étrangers pour développer son énorme potentiel minier en cuivre, cobalt, zinc, or ainsi qu’en diamants. Le gouvernement souhaite d’une part relancer la société publique Gécamines dont la production s’est effondrée et d’autre part développer de nouvelles mines dans la zone de Likasi (Katanga, sud), ville située à mi-chemin entre Lubumbashi et Kolwezi. Du fait de la crise politique dans l’ex-Zaïre et du pillage par le pouvoir déchu des recettes de la Gécamines, la production congolaise de ces métaux s’est effondrée à partir de 1989. Pour le cuivre, elle est tombée de 442.000 tonnes en 1989 à 33.000 tonnes en 1995. Pour le zinc, elle a chuté pendant la même période de 54.000 tonnes à 4.500 tonnes et pour le cobalt de 9.300 tonnes à 3.900. Selon des projections du gouvernement congolais et de la Banque mondiale, le secteur minier pourrait dégager à moyen terme des recettes d’exportation de 2,85 milliards de dollars par an, sur la base d’une production annuelle de 700.000 tonnes de cuivre, de 40.000 tonnes de cobalt et de 200.000 tonnes de zinc, ainsi que de ventes de diamants annuelles de 600 millions de dollars. (AFP)
Le gouvernement de Kinshasa a signé un «pré-accord» avec des groupes miniers internationaux pour la constitution en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) d’un consortium chargé de relancer la production minière, a-t-on annoncé jeudi de source officielle. Ce «pré-accord», qui lie la RDC, la compagnie minière publique congolaise Gécamines et des entreprises minières, doit être suivi d’«études de faisabilité», portant notamment sur le volume d’investissements nécessaires à l’exploitation de gisements de métaux non ferreux (essentiellement cuivre et cobalt) et sur les conditions financières proposées aux sociétés. Recevant les représentants d’une vingtaine de groupes miniers sud-africains, australiens, belges, chinois, angolais, américains intéressés par le projet, le président...