Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La passion des hymnes

Le musée olympique de Lausanne a accueilli jeudi un marathon d’un genre inédit puisqu’avant les Jeux d’hiver de Nagano, un Suisse de 25 ans flanqué d’un pianiste belge y a chanté 188 hymnes nationaux en 75 langues, en six heures de temps. Michaël Sauser et son acolyte anversois Gilbert de Greeve ont interprété pratiquement sans interruption et de mémoire le premier couplet de chaque hymne. Le récital a commencé par les hymnes des pays d’Afrique puis des Amériques suivis de ceux d’Asie, d’Australie et d’Océanie. Quand le soleil s’est couché sur le lac Léman, ont résonné les hymnes des pays d’Europe. Dehors, les drapeaux des 196 pays et territoires membres de la famille olympique claquaient au vent. Un exploit qui sera consigné dans le livre Guinness des records pour peu que les représentants de fédérations sportives invités dans le grand auditorium «tiennent la distance», pour pouvoir certifier cette insolite performance. Michaël Sauser a confié qu’il avait la «passion des hymnes» depuis l’âge de dix ans, lorsque ses champions grimpaient sur le podium, écoutant religieusement leur hymne national. Aujourd’hui âgé de 25 ans, le jeune homme cravaté, établi à Zurich, consacre sa thèse de doctorat à un traité de droit constitutionnel comparé sur les aspects juridiques des hymnes de chaque pays. «Leurs fonctions protocolaires et juridiques sont importantes et les symboles des Etats (drapeau, emblème et hymne) sont de rééls éléments de souveraineté en plus de leur fonction d’identification sociale», explique-t-il avec enthousiasme. Les hymnes des pays d’Amérique du Sud l’enchantent car «ils sont plus longs et plus pathétiques, issus souvent de la résistance». Quant aux hymnes népalais ou indonésien, il lui a fallu les apprendre par cœur en phonétique puisque Michaël Sauser ne maîtrise «que» sept langues dont le hongrois qu’il doit à sa mère. Claude Jaccard, porte-parole du musée olympique, a pris en affection le jeune homme, qui en a appelé au prince Albert de Monaco, au président du Comité national olympique de Hongrie et à d’autres pour s’offrir le bâtiment du Comité international olympique (CIO) comme décor à son rêve. «Au départ, il était difficile de le prendre au sérieux puis on s’est emballé pour cette manière artistique de contribuer à une meilleure compréhension entre les peuples ce qui est aussi une ambition du CIO», a-t-il indiqué. Michaël Sauser rêve déjà d’interpréter «ses hymnes» lors des prochains J.O. d’été à Sydney en l’an 2000. (AFP)
Le musée olympique de Lausanne a accueilli jeudi un marathon d’un genre inédit puisqu’avant les Jeux d’hiver de Nagano, un Suisse de 25 ans flanqué d’un pianiste belge y a chanté 188 hymnes nationaux en 75 langues, en six heures de temps. Michaël Sauser et son acolyte anversois Gilbert de Greeve ont interprété pratiquement sans interruption et de mémoire le premier couplet de chaque hymne. Le récital a commencé par les hymnes des pays d’Afrique puis des Amériques suivis de ceux d’Asie, d’Australie et d’Océanie. Quand le soleil s’est couché sur le lac Léman, ont résonné les hymnes des pays d’Europe. Dehors, les drapeaux des 196 pays et territoires membres de la famille olympique claquaient au vent. Un exploit qui sera consigné dans le livre Guinness des records pour peu que les représentants de...