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Actualités - Chronologie

Les bilans contradictoires des massacres

Le Front islamique du salut (FIS) veut une démocratie musulmane en Algérie, préconise une amnistie générale et souhaite le retour de l’armée dans ses casernes, indique son conseiller diplomatique à l’étranger, Brahim Younessi, dans un entretien paru jeudi dans l’hebdomadaire français «Le Nouvel Observateur». «Nous voulons revenir à une démocratie réelle et s’il faut modifier la constitution pour la rendre plus démocratique, nous sommes d’accord, affirme-t-il. Nous voulons une démocratie musulmane, qui ne soit pas chargée en valeurs occidentales». «La violence nous a coûté très cher. S’il y avait une élection demain, on ne ferait plus le même score», reconnaît le représentant de l’organisation islamiste dissoute. «On a tiré la leçon: l’islamisme sait aujourd’hui qu’il est fondamental de gérer l’espace politique de façon pacifique, d’avoir recours au compromis». «Au nom de la paix et de la cohésion nationale, l’heure est venue pour tous les protagonistes de s’asseoir autour d’une table pour régler le problème. Nous préconisons une solution à la chilienne. Une fois l’amnistie générale décrétée, que l’armée regagne ses casernes, laisse le terrain politique à l’ensemble des partis, qu’une vraie compétition ait lieu», indique-t-il. Le FIS tient à se démarquer des Groupes islamiques armés (GIA), mais reconnaît que d’anciens militants ou des sympathisants du FIS ont rejoint ce mouvement. «Le GIA n’est pas le FIS. Ce sont des déviants. Ils veulent conquérir le pouvoir par les armes. Pas nous», affirme Brahim Younessi. «L’Armée islamique du salut (AIS, bras armé du FIS) n’a choisi que des cibles militaires, harcelé l’adversaire en évitant d’atteindre les civils dans le but d’amener le pouvoir à négocier», précise-t-il. (AFP)
Le Front islamique du salut (FIS) veut une démocratie musulmane en Algérie, préconise une amnistie générale et souhaite le retour de l’armée dans ses casernes, indique son conseiller diplomatique à l’étranger, Brahim Younessi, dans un entretien paru jeudi dans l’hebdomadaire français «Le Nouvel Observateur». «Nous voulons revenir à une démocratie réelle et s’il faut modifier la constitution pour la rendre plus démocratique, nous sommes d’accord, affirme-t-il. Nous voulons une démocratie musulmane, qui ne soit pas chargée en valeurs occidentales». «La violence nous a coûté très cher. S’il y avait une élection demain, on ne ferait plus le même score», reconnaît le représentant de l’organisation islamiste dissoute. «On a tiré la leçon: l’islamisme sait aujourd’hui qu’il est fondamental de...