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Actualités - Chronologie

Jospin provoque un incident à l'Assemblée

Le premier ministre socialiste français Lionel Jospin a provoqué un grave incident mercredi à l’Assemblée nationale en affirmant que la droite n’était «pas favorable» à l’abolition de l’esclavage il y a un siècle et demi, entraînant le départ des députés de l’opposition de droite. M. Jospin avait affirmé que «si la gauche était pour l’abolition de l’esclavage, on ne peut pas en dire autant de la droite», en réponse à une question d’un député de gauche sur la commémoration du 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Le premier ministre avait fait la même affirmation à propos de l’affaire Dreyfus, le capitaine juif injustement condamné il y a cent ans pour espionnage: «On sait que la gauche était dreyfusarde, on sait que la droite était antidreyfusarde». Cette déclaration du premier ministre a provoqué l’indignation des députés de l’opposition, qui ont réclamé bruyamment la démission de M. Jospin, en se rapprochant du premier ministre, qui a dû être protégé par les huissiers. «Honte à vous», «démission», ont lancé plusieurs députés de droite à l’adresse de M. Jospin avant de quitter l’hémicycle. M. Jospin qui avait fait ces déclarations en rappelant qu’en 1998, seraient célébrés également le 100e anniversaire du «J’accuse» de Zola concernant l’Affaire Dreyfus et le 50e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, s’est étonné du «tumulte qui s’est emparé» de l’opposition. Il a refusé de faire des excuses et mis en doute le bien-fondé de l’incident, soulignant qu’il avait mis en cause la droite de l’époque et non celle d’aujourd’hui: «C’était un rappel historique», a-t-il déclaré, ajoutant qu’il n’était pas nécessaire «de s’identifier à la droite d’hier». «Je me sens dans la cohérence de moi-même et dans le droit fil d’une réalité historique que chacun connaît», a-t-il dit. (AFP)
Le premier ministre socialiste français Lionel Jospin a provoqué un grave incident mercredi à l’Assemblée nationale en affirmant que la droite n’était «pas favorable» à l’abolition de l’esclavage il y a un siècle et demi, entraînant le départ des députés de l’opposition de droite. M. Jospin avait affirmé que «si la gauche était pour l’abolition de l’esclavage, on ne peut pas en dire autant de la droite», en réponse à une question d’un député de gauche sur la commémoration du 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Le premier ministre avait fait la même affirmation à propos de l’affaire Dreyfus, le capitaine juif injustement condamné il y a cent ans pour espionnage: «On sait que la gauche était dreyfusarde, on sait que la droite était antidreyfusarde». Cette déclaration du...