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Actualités - Chronologie

L'inflation US au plus bas depuis dix ans

A 1,7% en 1997, l’inflation aux Etats-Unis est à son plus bas niveau depuis plus de dix ans, ce qui fait d’éloigner toute prochaine hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale et même, à l’inverse, fait entrevoir un assouplissement de la politique monétaire si la crise asiatique devait encore s’aggraver. L’indice des prix à la consommation en décembre a légèrement progressé de 0,1%, portant le taux annuel à 1,7% contre 3,3% en 1996 et au plus bas depuis 1986. Cette faible évolution des prix a été tirée à la baisse par un recul des prix de l’énergie. Selon les analystes interrogés, la Réserve fédérale américaine (Fed) devrait adopter une attitude «d’attente» lors de la prochaine réunion du Comité monétaire le 4 février. Certains mêmes évoquent une future baisse des taux d’intérêt si la crise asiatique, et particulièrement la situation économique du Japon, devaient se détériorer encore. La perspective d’une déflation est mentionnée, mais plutôt pour l’instant pour l’évacuer. Pour John Lonski, le principal économiste de Moody’s, la firme de notation financière de New York, le niveau de l’inflation aux Etats-Unis laisse la porte ouverte à la Fed pour réagir à une éventuelle aggravation de la crise asiatique. Toutefois, l’économiste ne croit pas pour l’instant à une déflation. «Les Etats-Unis ont connu une période de déflation sur les prix immobiliers en 1990-1991 dans certaines régions. Mais cette fois-ci, une baisse des prix de l’électronique ou des véhicules (importés d’Asie) ne serait pas assez puissante pour engendrer ce type de déflation», affirme John Lonski. Selon lui, l’inflation a été très bien contenue jusqu’ici aux Etats-Unis, surtout à cause de la faiblesse de la consommation sur les marchés japonais et européen. Et cela, malgré un marché de l’emploi très étroit, ce qui pousse à des hausses de salaires et donc à une hausse des prix. Le taux de chômage américain était à 4,7% en décembre. Alan Greenspan, le président de la Fed, s’est lui-même attaché, la semaine dernière dans un discours à Chicago, à écarter tout risque de déflation. Mais les commentateurs ont vite interprété que si le risque n’existait pas, le patron de la Fed n’en aurait pas soufflé mot. Un des gouverneurs de la Banque centrale, Laurence Meyer, a été plus explicite, soulignant que la dimension grandissante des problèmes financiers asiatiques «renforce les probabilités d’un ralentissement spontané de l’économie, introduit dans les délibérations de la Fed le risque réceptionniste, jugé auparavant mineur, et crée une force restreignant l’inflation». «Une aggravation de la crise asiatique pourrait encourager un assouplissement de la politique monétaire», a-t-il encore dit. Depuis mars dernier, la Fed n’a pas touché à ses taux directeurs qui se situent à 5,50%. Le rendement de l’obligation du Trésor américain à 30 ans navigue autour de son plus bas niveau historique (5,68% en clôture lundi). Pour 1998, vu la concurrence des prix importés par la situation asiatique, l’inflation américaine ne devrait guère dépasser les 2%, se félicite l’Association de l’industrie manufacturière (NAM). (AFP)
A 1,7% en 1997, l’inflation aux Etats-Unis est à son plus bas niveau depuis plus de dix ans, ce qui fait d’éloigner toute prochaine hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale et même, à l’inverse, fait entrevoir un assouplissement de la politique monétaire si la crise asiatique devait encore s’aggraver. L’indice des prix à la consommation en décembre a légèrement progressé de 0,1%, portant le taux annuel à 1,7% contre 3,3% en 1996 et au plus bas depuis 1986. Cette faible évolution des prix a été tirée à la baisse par un recul des prix de l’énergie. Selon les analystes interrogés, la Réserve fédérale américaine (Fed) devrait adopter une attitude «d’attente» lors de la prochaine réunion du Comité monétaire le 4 février. Certains mêmes évoquent une future baisse des taux...