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Actualités - Chronologie

Le Kenya noyé sous des pluies dévastatrices

Les pluies torrentielles qui s’abattent depuis trois mois sur le Kenya alors que l’on est, théoriquement, en saison sèche ont redoublé d’intensité cette semaine et menacent les vies humaines, le bétail et les récoltes. Selon la presse locale, trente et une personnes ont été emportées par les flots au cours des deux derniers jours et plus de 2.300 têtes de bétail ont été noyées. De nombreuses routes de Nairobi ont été submergées, creusant les nids de poule déjà existants et coupant certains quartiers périphériques du reste de la capitale. Les pluies ont aussi causé des glissements de terrain, dont certains ont détruit habitations et routes. Selon le journal «The Nation», quelque 200 familles ont dû abandonner leurs logis submergés dans le village de Gatuanyaga, dans le district de Thika à l’est de Nairobi. Les météorologues ont enregistré une pluviométrie 500 fois supérieure à la normale depuis novembre. Janvier est, en règle générale, un mois sec et ensoleillé en Afrique de l’Est. Mais cette année, les intempéries n’ont pas cessé depuis octobre et les récoltes, qui commencent d’ordinaire à cette époque dans les régions de l’ouest du pays, commencent à pourrir sur pied. Dans la province centrale et la région du Mont Kenya (200 km au nord de Nairobi), l’eau stockée dans les sols entrave la croissance du maïs et la moisson se présente beaucoup moins bien que l’on ne l’espérait. Le ministre de l’Agriculture, Musalia Mudavadi, a mis en garde, mardi, contre les risques de famines dans le pays en raison des pluies et des inondations qu’elles engendrent. Série de maladies Selon lui, quelque 52 millions d’hectares de terres cultivées sont menacées de destruction. «The Nation», dans un éditorial mercredi, appelle le gouvernement à mettre en place un plan d’urgence pour faire face à la crise alimentaire qui s’annonce. Les pluies et les inondations ont, en outre, déclenché une série de maladies, dont l’une, encore mal identifiée, accompagnée de diarrhées et d’hémorragies, a fait au moins 350 morts en un mois dans le nord-est du Kenya. Cette maladie frappe les humains comme le bétail, dans une région habituellement aride, mais qui a été, au cours des derniers mois, en proie à des pluies torrentielles attribuées au phénomène climatique El-Nino. Un laboratoire sud-africain a annoncé lundi qu’il avait identifié le virus comme étant celui de la fièvre de la Vallée du Rift. Véhiculé par les moustiques, ce virus se contracterait lors de l’abattage et de la consommation d’animaux infectés. Le paludisme, qui sévit à l’état endémique dans la région, est devenu une véritable épidémie avec l’afflux de dizaines de millions de moustiques favorisé par les inondations. L’Afrique de l’Est est également touchée par le choléra, qui a fait plus de trois mille victimes l’an dernier dont 600 au seul Kenya depuis le mois de juin. Le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a par ailleurs annoncé, la semaine dernière, qu’il avait dû déplacer quelque 3.500 réfugiés dans le camp de Dagahaley (nord-est) pour des raisons sanitaires liées aux inondations et les rétablir sur un terrain plus élevé. Un poste de police et trois infirmeries de Dagahaley ont été envahis par les flots. (AFP)
Les pluies torrentielles qui s’abattent depuis trois mois sur le Kenya alors que l’on est, théoriquement, en saison sèche ont redoublé d’intensité cette semaine et menacent les vies humaines, le bétail et les récoltes. Selon la presse locale, trente et une personnes ont été emportées par les flots au cours des deux derniers jours et plus de 2.300 têtes de bétail ont été noyées. De nombreuses routes de Nairobi ont été submergées, creusant les nids de poule déjà existants et coupant certains quartiers périphériques du reste de la capitale. Les pluies ont aussi causé des glissements de terrain, dont certains ont détruit habitations et routes. Selon le journal «The Nation», quelque 200 familles ont dû abandonner leurs logis submergés dans le village de Gatuanyaga, dans le district de Thika à l’est de...