L’Irak s’apprête à reprendre ses exportations de brut «dans les trois prochains jours» après une suspension de plus d’un mois, a indiqué hier un haut responsable irakien. «L’Irak a conclu des contrats avec de nombreuses compagnies étrangères et espère commencer à exporter son pétrole vers le 15 janvier», a indiqué M. Saddam Zebn al-Hassan, directeur exécutif de la State Oil marketing organisation (SOMO), l’organisme irakien chargé de superviser les ventes de pétrole. Selon M. al-Hassan, cité par le quotidien officiel al-Jamhouriya, l’Irak a conclu «jusqu’à présent 21 contrats avec des sociétés étrangères pour la vente de son brut, et le premier pétrolier appartenant à la compagnie française ELF sera chargé vers le 15 janvier» à partir du terminal turc de Ceyhan, sur la Méditerranée. Le responsable irakien n’a pas précisé la nationalité de ces sociétés. Dimanche, le ministre irakien du Commerce Mohammad Mahdi Salah avait appelé les «compagnies pétrolières arabes et étrangères, sans exception, pour qu’elles présentent leurs offres», dans le cadre de l’accord «pétrole contre nourriture» conclu avec l’ONU. L’accord permet à l’Irak, soumis à un embargo international, d’exporter du brut pour 2 milliards de dollars par semestre pour acheter des produits de première nécessité. L’Irak avait suspendu le 5 décembre ses exportations de brut en attendant que l’ONU approuve son plan d’achat et de distribution de nourriture pour le troisième semestre d’application de cet accord, pour protester contre le retard dans l’arrivée des vivres. Le secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan, avait approuvé ce plan le 6 janvier ouvrant la voie à la reprise des exportations irakiennes de brut. Les deux tiers des revenus des ventes du pétrole, soit près de 1,3 milliard de dollars, sont utilisés à des fins humanitaires, le reste servant à un fonds de compensation (30%) et au financement de l’UNSCOM, la Commission spéciale de l’ONU sur le désarmement de l’Irak (4%). En annonçant mercredi la reprise du pompage du pétrole, le ministre irakien du Pétrole, le général Rachid, avait affirmé que «la priorité pour la conclusion de contrats ira aux compagnies de pays qui ont pris position en faveur de la levée de l’embargo», imposé à l’Irak depuis 1990. La Russie a conclu une grande partie des contrats au cours du deuxième semestre d’application de la résolution «pétrole contre nourriture» (juin-décembre), suivie par la Turquie et des pays européens comme la France. Des contrats sont cependant allés à des entreprises américaines. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Irak s’apprête à reprendre ses exportations de brut «dans les trois prochains jours» après une suspension de plus d’un mois, a indiqué hier un haut responsable irakien. «L’Irak a conclu des contrats avec de nombreuses compagnies étrangères et espère commencer à exporter son pétrole vers le 15 janvier», a indiqué M. Saddam Zebn al-Hassan, directeur exécutif de la State Oil marketing organisation (SOMO), l’organisme irakien chargé de superviser les ventes de pétrole. Selon M. al-Hassan, cité par le quotidien officiel al-Jamhouriya, l’Irak a conclu «jusqu’à présent 21 contrats avec des sociétés étrangères pour la vente de son brut, et le premier pétrolier appartenant à la compagnie française ELF sera chargé vers le 15 janvier» à partir du terminal turc de Ceyhan, sur la Méditerranée. Le...