Washington revient sur son appel à une enquête internationale
le 12 janvier 1998 à 00h00
Les Etats-Unis ont opéré un revirement en cessant de réclamer l’ouverture d’une enquête internationale sur les massacres de civils perpétrés en Algérie, et en affirmant soutenir plutôt une mission d’un rapporteur de l’ONU dans ce pays. «Nous encourageons la visite du rapporteur de l’ONU mais nous ne cherchons pas à obtenir une commission internationale d’enquête», a déclaré un porte-parole du département d’Etat James Foley. Washington a également apporté son soutien à une mission de l’Union européenne (UE) à Alger. «Nous partageons les préoccupations de l’UE et d’autres pays de la communauté internationale concernant les massacres en Algérie et le besoin de parvenir à une meilleure image de ce qui se passe dans ce pays», a ajouté le porte-parole. Alger a accepté la venue d’une mission de la troïka européenne, composée de représentants de la Grande-Bretagne, de l’Autriche et du Luxembourg, à condition qu’elle ne pose pas de questions embarrassantes ni ne demande une enquête sur les tueries. Lundi, le département d’Etat avait appelé à l’ouverture d’une enquête internationale sur les massacres qui ont fait des centaines de victimes ces deux dernières semaines. L’appel de Washington avait été très mal pris à Alger, où les autorités algériennes avaient convoqué mardi l’ambassadeur américain, Cameron Hume, pour opposer une fin de non-recevoir énergique à la proposition d’une mission d’enquête internationale. Un mandat clairement défini Alger avait particulièrement mal apprécié les commentaires américains laissant supposer que l’origine des massacres n’était pas claire, semblant accréditer des allégations selon lesquelles les forces armées algériennes étaient derrière certains de ces massacres. Les autorités algériennes attribuent ces tueries aux islamistes du Groupe islamique armé (GIA). En revanche, le gouvernement algérien avait fait savoir à l’ambassadeur américain qu’il serait prêt à accueillir une mission d’un émissaire des Nations Unies en ce sens et le département d’Etat s’était montré mardi favorable à cette proposition. «Nous encourageons cette mesure», a réitéré vendredi M. Foley. Le rapporteur aurait un mandat clairement défini et ne chercherait pas à établir l’identité des auteurs des violences récentes, ont indiqué des sources diplomatiques. La nouvelle attitude américaine marque un revirement significatif par rapport à sa position initiale. Lundi, le porte-parole de la diplomatie américaine, James Rubin, avait affirmé qu’«à ce stade, nous souhaiterions voir le gouvernement algérien faire plus pour protéger ses habitants tout en respectant la loi et nous souhaiterions qu’une enquête internationale puisse faire la lumière» sur les massacres. Il avait ajouté que cette enquête devait être menée par des organisations non-gouvernementales. (AFP)
Les Etats-Unis ont opéré un revirement en cessant de réclamer l’ouverture d’une enquête internationale sur les massacres de civils perpétrés en Algérie, et en affirmant soutenir plutôt une mission d’un rapporteur de l’ONU dans ce pays. «Nous encourageons la visite du rapporteur de l’ONU mais nous ne cherchons pas à obtenir une commission internationale d’enquête», a déclaré un porte-parole du département d’Etat James Foley. Washington a également apporté son soutien à une mission de l’Union européenne (UE) à Alger. «Nous partageons les préoccupations de l’UE et d’autres pays de la communauté internationale concernant les massacres en Algérie et le besoin de parvenir à une meilleure image de ce qui se passe dans ce pays», a ajouté le porte-parole. Alger a accepté la venue d’une mission de...
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