Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Turquie : reprise de la procédure contre le Refah

La Cour constitutionnelle turque a repris jeudi, après une suspension de huit jours, ses débats sur le sort du Parti islamiste de la Prospérité (Refah) de l’ex-premier ministre Necmettin Erbakan, menacé de dissolution pour activités contraires à la laïcité de l’Etat. Une décision finale devrait intervenir avant la fin du mois et la plupart des analystes s’accordent à penser que le Refah sera dissous. La Cour avait suspendu son étude du dossier le 31 décembre, jour où son président, Yekta Gungor Ozden, atteint par la limite d’âge, a pris sa retraite. Elle a élu mardi un de ses membres, le magistrat Ahmet Necdet Sezer, à ce poste. Plus haute instance judiciaire de Turquie et habilitée à dissoudre les partis politiques, la Cour constitutionnelle est saisie depuis mai dernier d’une procédure en dissolution contre le Refah. Le parti est accusé d’être «un foyer d’activités contraires au principe de laïcité de l’Etat». Lors du lancement de cette procédure, le Refah était au pouvoir à la tête d’une coalition gouvernementale. Perte des droits politiques En cas de dissolution, le chef du Refah, M. Erbakan, et plusieurs dirigeants du parti seraient interdits de politique pour une période pouvant aller jusqu’à cinq ans. Ils perdraient également leur immunité parlementaire et pourraient être traduits personnellement en justice. M. Erbakan, 71 ans, était devenu le premier ministre islamiste de la Turquie moderne en juin 1996, à la tête d’une coalition avec le Parti de la juste Voie (DYP, droite) de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Mme Tansu Ciller. Il avait démissionné en juin dernier sous la pression de l’armée, gardienne jalouse de la laïcité de l’Etat, qui lui reprochait de favoriser la montée du fondamentalisme musulman. M. Erbakan avait été remplacé à la tête du gouvernement par le conservateur Mesut Yilmaz, qui a formé une coalition pro-laïque de trois partis. Le Refah avait obtenu 21,8% des voix aux législatives de décembre 1995, devenant le premier parti en sièges à l’assemblée. Il détient toujours cette position aujourd’hui, avec 150 députés sur 550 à l’assemblée. Les Etats-Unis et plusieurs autres pays occidentaux ont exprimé leur préoccupation, au nom de la démocratie, devant la perspective d’une interdiction du Refah. (AFP)
La Cour constitutionnelle turque a repris jeudi, après une suspension de huit jours, ses débats sur le sort du Parti islamiste de la Prospérité (Refah) de l’ex-premier ministre Necmettin Erbakan, menacé de dissolution pour activités contraires à la laïcité de l’Etat. Une décision finale devrait intervenir avant la fin du mois et la plupart des analystes s’accordent à penser que le Refah sera dissous. La Cour avait suspendu son étude du dossier le 31 décembre, jour où son président, Yekta Gungor Ozden, atteint par la limite d’âge, a pris sa retraite. Elle a élu mardi un de ses membres, le magistrat Ahmet Necdet Sezer, à ce poste. Plus haute instance judiciaire de Turquie et habilitée à dissoudre les partis politiques, la Cour constitutionnelle est saisie depuis mai dernier d’une procédure en dissolution...