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Actualités - Chronologie

Prudence à Washington après l'appel de Khatami

Les fondations du sarcophage en béton du quatrième réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl, qui a explosé en 1986, s’affaiblissent mais ne sont pas sur le point de céder, a déclaré hier un des hauts responsables de la centrale. «Les fondations s’affaiblissent d’année en année» a déclaré Artur Korneyev, directeur adjoint des travaux sur le réacteur enseveli. «Mais il n’y a aucune détérioration inquiétante». Une agence de presse ukrainienne avait annoncé cette semaine que le toit était sur le point de céder. «Ce n’est pas le toit mais les fondations qui souffrent», a déclaré Korneyev. «Elles ont déjà onze ans et nous n’avons pas d’argent pour les réparer». (AFP) Le porte-parole du département d’Etat, James Rubin, s’est toutefois félicité d’un tel appel lancé par M. Khatami sur la chaîne de télévision CNN et qui intervient alors que les relations bilatérales sont rompues depuis la crise des otages à Téhéran, en 1980. «Nous nous félicitons qu’il (M. Khatami) veuille un dialogue avec le peuple américain (…) mais nous continuons de penser que la façon d’évoquer les problèmes entre nous consiste pour nos deux gouvernements à discuter directement», a déclaré James Rubin. «En dernier ressort, une véritable amélioration dans les relations entre nos deux pays ne dépendra pas de ce que dira la gouvernement d’Iran mais de ce qu’il fera», a souligné aussi James Rubin, laissant entendre ainsi que les Etats-Unis choisissaient pour l’instant de s’en tenir à une position d’expectative. «Rien ne devrait empêcher le dialogue et la compréhension entre nos deux pays, mais il existe beaucoup de méfiance entre nous», a affirmé le président Khatami dans le premier discours adressé par un dirigeant iranien aux Etats-Unis depuis la révolution islamique en 1979. «Il devrait y avoir une première brèche dans ce mur de méfiance, a-t-il ajouté, afin de préparer le changement et de créer la possibilité d’étudier la nouvelle situation». Montrant bien que beaucoup restait à faire pour améliorer les relations bilatérales, James Rubin n’a pas manqué aussi de rappeler les principaux griefs des Etats-Unis à l’encontre de l’Iran. Les griefs US Dans le cadre d’un dialogue «officiel» entre les deux pays, a expliqué le porte-parole, «nous avons toujours dit que nous évoquerions les sujets qui nous préoccupent et en particulier le soutien de l’Iran au terrorisme, la poursuite de ses recherches dans le domaine d’armes de destruction massive et son soutien à une opposition violente au processus de paix au Moyen-Orient». Le président Khatami a assuré à ce propos que son pays ne voulait pas acquérir la bombe atomique, que Téhéran avait ratifié le traité de non-prolifération nucléaire et que l’Iran enfin se conformait aux règles internationales en matière d’inspection de ses installations nucléaires civiles. Le dirigeant iranien a également tenu à rejeter «catégoriquement les accusations sans fondement» de soutien au terrorisme formulées contre l’Iran, en particulier par les Etats-Unis. Les déclarations du président Khatami interviennent après plusieurs mois où les signes timides de réchauffement dans les relations bilatérales s’étaient multipliés. Ce début de dégel s’était fait sentir après l’élection, il y a six mois, du président Khatami. Auparavant, les relations entre les deux pays étaient au plus bas et avaient même subi plusieurs crises importantes, les Etats-Unis cherchant à isoler Téhéran sur la scène internationale. Le président Bill Clinton avait ainsi imposé en 1995 un embargo économique contre l’Iran et le Congrès avait voté, l’année suivante, une loi visant à sanctionner les investissements étrangers dans ce pays. Cette loi, appelée «loi D’Amato», du nom du sénateur républicain Alphonse D’Amato, avait provoqué de fortes tensions entre Washington et l’Union européenne (UE). (AFP)
Les fondations du sarcophage en béton du quatrième réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl, qui a explosé en 1986, s’affaiblissent mais ne sont pas sur le point de céder, a déclaré hier un des hauts responsables de la centrale. «Les fondations s’affaiblissent d’année en année» a déclaré Artur Korneyev, directeur adjoint des travaux sur le réacteur enseveli. «Mais il n’y a aucune détérioration inquiétante». Une agence de presse ukrainienne avait annoncé cette semaine que le toit était sur le point de céder. «Ce n’est pas le toit mais les fondations qui souffrent», a déclaré Korneyev. «Elles ont déjà onze ans et nous n’avons pas d’argent pour les réparer». (AFP) Le porte-parole du département d’Etat, James Rubin, s’est toutefois félicité d’un tel appel lancé par M. Khatami...