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Actualités - Chronologie

Richard Seed : un physicien brillant, un peu fou

Richard Seed est un physicien controversé impliqué dans les recherches sur la fertilité depuis une vingtaine d’années. «Dieu nous a créés à son image. (...) Nous allons devenir comme Dieu. Nous allons avoir presque autant de savoir et de pouvoir que Dieu. Le clonage ou la reprogrammation de l’ADN est le premier pas important en ce sens. C’est une philosophie très simple». Volontairement provocateur dans ses interviews radio-télévisées, Richard Seed est ainsi resté fidèle à lui-même, un «penseur indépendant» auquel le président des Etats-Unis lui-même ne fait pas peur: Bill Clinton, «n’a pas le pouvoir de m’arrêter, pour le moment», a-t-il dit à la station de radio américaine National Public Radio (NPR). Harrith Hasson, chef du service d’obstétrique et de gynécologie de l’hôpital Weiss Memorial de l’université de Chicago, qui a travaillé avec Seed, l’a qualifié de «brillant», quoique «un peu fou», dans une interview au Washington Post. Avant d’ajouter tout de même: «Mais nous devons tous être un peu fous pour parvenir à ce niveau». S’il n’appartient actuellement à aucun institut de recherche ni à aucune université, Richard Seed n’est pas un inconnu pour la communauté scientifique américaine. Diplômé de Harvard, ancien professeur de la Northeastern University à Boston (Massachusetts), il effectue des recherches sur la fécondité depuis plus de 20 ans. En 1983, il publiait dans la très sérieuse revue scientifique américaine Journal of the American Medical Association un article sur une nouvelle technique de fertilisation: le transfert d’un œuf fertilisé d’une femme saine chez une autre infertile. Une technique qui s’est avérée efficace. Il travaillait alors sur ces recherches avec son frère Randolph, médecin à Chicago, qui estime aujourd’hui que si Richard Seed a les fonds nécessaires, il est parfaitement capable de réussir dans sa nouvelle entreprise. Cet homme d’une cinquantaine d’années, portant un collier de barbe blanche, s’est déjà entouré d’une équipe de médecins pour son projet et il disposerait d’un établissement prêt à tenter l’expérience et disposant du matériel nécessaire. En homme habitué à aller contre les idées reçues, il n’hésite pas à annoncer publiquement qu’il ira vite — dans 90 jours — et qu’il développera ses cliniques de clonage humain. Dès que son premier établissement sera rentable, il a l’intention d’en installer «10 ou 20 autres» aux Etats-Unis et «peut-être 5 ou 6 à l’étranger». Malgré sa fougue, il risque toutefois de trouver plusieurs obstacles devant lui. L’Agence fédérale pour le contrôle des produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA) pourrait lui interdire ses expériences. Et l’un des médecins de son équipe ferait partie de la Société américaine de médecine pour la reproduction (ASRM), opposée au clonage d’êtres humains. (AFP)
Richard Seed est un physicien controversé impliqué dans les recherches sur la fertilité depuis une vingtaine d’années. «Dieu nous a créés à son image. (...) Nous allons devenir comme Dieu. Nous allons avoir presque autant de savoir et de pouvoir que Dieu. Le clonage ou la reprogrammation de l’ADN est le premier pas important en ce sens. C’est une philosophie très simple». Volontairement provocateur dans ses interviews radio-télévisées, Richard Seed est ainsi resté fidèle à lui-même, un «penseur indépendant» auquel le président des Etats-Unis lui-même ne fait pas peur: Bill Clinton, «n’a pas le pouvoir de m’arrêter, pour le moment», a-t-il dit à la station de radio américaine National Public Radio (NPR). Harrith Hasson, chef du service d’obstétrique et de gynécologie de l’hôpital Weiss Memorial...