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Actualités - Chronologie

La guerre de la bière fait rage en Afrique de l'est

La guerre de la bière fait rage en Afrique de l’Est, particulièrement entre les grandes brasseries du Kenya, de la Tanzanie, de l’Ouganda et de l’Afrique du Sud, selon les professionnels de la région. Les principaux acteurs de cette guerre pour la suprématie sur ce marché en pleine croissance sont les Brasseries du Kenya (KBL), les Brasseries de Tanzanie (TBL), les Brasseries d’Afrique du Sud (SABL), ainsi que des brasseries ougandaises. «L’Afrique de l’Est est un marché immense avec plus de 80 millions de personnes qui consomment plus de cinq litres par personne et par an, soit plus de 400.000 hectolitres. C’est la raison pour laquelle nous devons faire la guerre pour nous approprier (ce marché)», a déclaré un porte-parole de SABL sous couvert d’anonymat. La guerre entre KBL et SABL a commencé au début de l’année dernière après l’annonce par SABL d’un projet de construction d’une importante usine à Thika, à 40 km au nord-est de Nairobi. «La concurrence pour le marché local de la bière est rude, mais il est normal que nous nous livrions un combat loyal», a affirmé le chef des ventes de KBL, Peter Wanjama. «Après le lancement par KBL d’une campagne de marketing, qui a vu les principaux débits de boisson de Tanzanie peints à nos couleurs, TBL a commencé à repeindre ces mêmes endroits pour essayer de les mettre à ses propres couleurs», a-t-il expliqué. KBL, qui célèbre son 75e anniversaire, a répondu à la concurrence en augmentant ses campagnes de publicité et en modernisant ses équipements de production. En octobre dernier, la société a mis en service une nouvelle usine de mise en bouteilles d’une capacité de 80.000 bouteilles à l’heure, qui «permettra à KBL de faire face à ses besoins de production jusqu’au prochain millénaire». Dans le même temps, TBL s’est jeté dans la bagarre avec le récent relancement de la Ndovu, une blonde qu’il avait retirée du marché il y a 20 ans. Cette décision est interprétée par les professionnels comme une attaque contre la très populaire Tusker, une blonde commercialisée par KBL sur le marché tanzanien. Certains y voient aussi l’influence de SABL, qui est majoritaire dans TBL. TBL a également commencé à exporter la Safari, une des bières les plus vendues en Tanzanie au cours de ces 20 dernières années, vers le Kenya et l’Ouganda pour concurrencer KBL. De son côté, KBL a récemment ouvert de nouveaux dépôts à Dar es-Salaam, Arsuha (nord), et Mwanza et Musoma (sur les bords du Lac Victoria), pour s’assurer que sa production soit facilement disponible sur le marché tanzanien. La société kenyane a également levé, grâce à une émission de titres, près de 1,5 milliard de shillings kenyans (environ 32 millions de dollars), pour installer une importante brasserie à Moshi, dans le nord de la Tanzanie. Grâce à cette augmentation de capital, le géant britannique Guinness PLC a acquis 45% de KBL, selon une publicité de KBL parue dans la presse kenyane jeudi. «Nous voulons montrer à nos actionnaires que nous savons ce que suppose la survie dans un marché libéralisé», a déclaré le directeur de KBL, Michael Karanja. KBL, qui possède par ailleurs les Brasseries d’Ouganda, qui produisent la bière Belle, très populaire, doit également faire face à la rude concurrence d’une autre brasserie ougandaise, les Brasseries Nile, qui produisent la Nile, pareillement appréciée. Même si KBL reste un leader sur le marché de la bière en Afrique de l’Est, avec 95% de parts de marché au Kenya et 15% en Tanzanie, l’arrivée de SABL a modifié la donne et forcé KBL à moderniser ses produits et ses services, tout en réduisant ses prix. (AFP)
La guerre de la bière fait rage en Afrique de l’Est, particulièrement entre les grandes brasseries du Kenya, de la Tanzanie, de l’Ouganda et de l’Afrique du Sud, selon les professionnels de la région. Les principaux acteurs de cette guerre pour la suprématie sur ce marché en pleine croissance sont les Brasseries du Kenya (KBL), les Brasseries de Tanzanie (TBL), les Brasseries d’Afrique du Sud (SABL), ainsi que des brasseries ougandaises. «L’Afrique de l’Est est un marché immense avec plus de 80 millions de personnes qui consomment plus de cinq litres par personne et par an, soit plus de 400.000 hectolitres. C’est la raison pour laquelle nous devons faire la guerre pour nous approprier (ce marché)», a déclaré un porte-parole de SABL sous couvert d’anonymat. La guerre entre KBL et SABL a commencé au début de...