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Actualités - Chronologie

L'année 1998 débute sous le signe de la violence en Ulster

La Force des volontaires loyalistes (LVF) a revendiqué jeudi soir l’attentat commis la veille dans un bar catholique de Belfast qui a fait un mort et cinq blessés, plaçant le début de l’année 1998, attendue comme celle de la paix en Ulster, sous le signe de la violence. La LVF a indiqué dans un communiqué que son attaque entendait venger la mort de son chef Billy Wright, tué par balles dans la prison du Maze, près de Belfast, par trois prisonniers de l’Armée de libération nationale irlandaise (INLA), une dissidence de l’Armée républicaine irlandaise (IRA). En plein réveillon du Nouvel An, deux hommes masqués avaient mitraillé un pub catholique du nord de Belfast, faisant six blessés, dont un était décédé peu après à l’hôpital. La LVF, composée d’anciens membres de la Force des volontaires d’Ulster (Ulster volunteer force, UVF) qui ont refusé de respecter le cessez-le-feu loyaliste décrété en 1994, avait déjà revendiqué un attentat commis samedi dernier (un mort et 3 blessés catholiques). Dans son communiqué, la LVF a prévenu que l’attentat de mercredi soir n’était «pas la fin» de ses actions, renforçant les craintes d’une escalade de la violence qui pourrait conduire à la ruine du processus de paix. L’IRA, dont certains éléments ont eu le plus grand mal à accepter le cessez-le-feu et la participation aux négociations souhaités par le président du Sinn Fein Gerry Adams, pourra difficilement s’abstenir de réagir si les attentats perpétrés par des protestants se poursuivent. Jeudi, avant la revendication, la confusion avait régné sur l’identité des auteurs de l’attentat, David Ervine, chef du petit Parti unioniste progressiste (PUP), proche de l’UVF, affirmant qu’ils appartenaient «probablement à la LVF». Pour sa part, Billy Hutchinson, un autre responsable du PUP, avait indiqué qu’il ne pouvait pas «exclure catégoriquement que des membres de l’UVF aient participé à l’opération». A Belfast, des membres de l’UVF avaient laissé entendre que l’attentat avait pu être commis par des membres de la LVF, avec l’appui opérationnel des Combattants pour la liberté de l’Ulster (Ulster freedom fighters), l’autre grande milice paramilitaire, qui, officiellement, respecte toujours le cessez-le-feu. Depuis plusieurs semaines, le camp protestant exprime son malaise face à ce qu’il considère comme des concessions à sens unique accordées au camp nationaliste catholique. Les petits partis proches des milices protestants qui respectent encore officiellement le cessez-le-feu ont menacé d’abandonner la table des négociations si des mesures permettant de rétablir la confiance des protestants n’étaient pas prises rapidement. Ken Maginnis, numéro deux des unionistes modérés, a répété jeudi que son parti n’avait plus confiance ni dans le ministre pour l’Irlande du Nord, Mo Mowlam, ni dans le processus de paix, assurant que le retour à la violence était de fruit du «désespoir» des protestants face à l’attitude du gouvernement. Côté catholique, Gerry Kelly, un responsable du Sinn Fein (aile politique de l’IRA), a affirmé que «le processus de paix était brisé». Les négociations sur l’avenir de l’Ulster, interrompues pendant la période de Noël, doivent théoriquement reprendre le 12 janvier à Londres. Les partis représentés ont jusqu’à mai 1998 pour trouver une formule d’accord pour un règlement politique, faute de quoi Londres et Dublin soumettront leur propre projet à des référendums au nord et au sud de l’île d’Irlande. (AFP)
La Force des volontaires loyalistes (LVF) a revendiqué jeudi soir l’attentat commis la veille dans un bar catholique de Belfast qui a fait un mort et cinq blessés, plaçant le début de l’année 1998, attendue comme celle de la paix en Ulster, sous le signe de la violence. La LVF a indiqué dans un communiqué que son attaque entendait venger la mort de son chef Billy Wright, tué par balles dans la prison du Maze, près de Belfast, par trois prisonniers de l’Armée de libération nationale irlandaise (INLA), une dissidence de l’Armée républicaine irlandaise (IRA). En plein réveillon du Nouvel An, deux hommes masqués avaient mitraillé un pub catholique du nord de Belfast, faisant six blessés, dont un était décédé peu après à l’hôpital. La LVF, composée d’anciens membres de la Force des volontaires d’Ulster...