Recrudescence de la violence en fin d'année en France
le 01 janvier 1998 à 00h00
Une nette recrudescence de la violence touche la France en fin d’année notamment contre les transports en commun, entraînant une multiplication des interruptions de service à la suite d’agressions. Les bus sont devenus une cible privilégiée d’agressions qui restaient auparavant limitées aux halls d’immeubles, aux lieux publics, aux commerces, ou aux collèges. Les agressions contre les transports en commun, naguère limitées à Paris et aux grandes agglomérations, ont progressé de 37% en un an dans les villes de province, selon les autorités. Elles se multiplient depuis la fin du mois d’octobre n’épargnant aucune région de France. Les transports en commun de Reims, au nord-est de Paris, étaient paralysés hier par une grève de protestation après une agression contre trois contrôleurs commise mardi soir. Même interruption de service pour les motifs semblables à Perpignan (sud). Le trafic avait été suspendu aussi lundi à Nancy (est) ainsi qu’à Tourcoing (nord) où plusieurs jeunes gens ont, sans raison apparente, craché à la figure d’un conducteur puis l’ont frappé à coups de pied et de poing. Le plus jeune était âgé de douze ans. En fin de semaine, Dijon (est) a été privé de transports urbains pendant 24 heures, là encore après l’agression d’un chauffeur de bus frappé à coups de batte de base-ball par un jeune de 15 ans. Il a été arrêté deux jours plus tard. Le conducteur de l’autobus, âgé de 45 ans, avait reçu 13 points de suture. Jets de pierres, de cocktails Molotov, ou chauffeurs agressés, les moyens ne varient guère, tout comme les motifs: contrôles qui tournent mal, interventions du conducteur dans une dispute ou violences gratuites. (AFP)
Une nette recrudescence de la violence touche la France en fin d’année notamment contre les transports en commun, entraînant une multiplication des interruptions de service à la suite d’agressions. Les bus sont devenus une cible privilégiée d’agressions qui restaient auparavant limitées aux halls d’immeubles, aux lieux publics, aux commerces, ou aux collèges. Les agressions contre les transports en commun, naguère limitées à Paris et aux grandes agglomérations, ont progressé de 37% en un an dans les villes de province, selon les autorités. Elles se multiplient depuis la fin du mois d’octobre n’épargnant aucune région de France. Les transports en commun de Reims, au nord-est de Paris, étaient paralysés hier par une grève de protestation après une agression contre trois contrôleurs commise mardi soir. Même...
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