Le Gouvernorat du Grand Alger a décidé d’imposer de nouvelles restrictions de stationnement pendant le Ramadan, en interdisant notamment aux véhicules les abords des mosquées, des marchés, des cafés et cinémas et des lieux recevant du public. Un nouveau décret, diffusé hier, étend de 19h00 à 23h00 locales les interdictions de stationnement sur de nombreuses artères de la capitale (plus de 3 millions d’habitants) durant le mois de jeûne, entamé mardi. Il empêche aussi le stationnement des véhicules dans les «périmètres immédiats» des lieux de culte, des universités, des marchés publics, des salles de sports, cinémas, restaurants, cafés, des stades, des carrefours et de «l’ensemble des lieux recevant du public». Les véhicules d’un tonnage supérieur 5,5 tonnes sont interdits dans Alger et les communes environnantes. Les médias privés et publics continuent de diffuser des consignes du ministère de l’Intérieur appelant la population à la «vigilance» face au «terrorisme». Ce texte, diffusé en dernière page des journaux, demande aux habitants de signaler les individus «suspects» et de se tenir éloignés «des poubelles et des voitures abandonnées». Malgré les appels à la vigilance, les règles de sécurité et de fouille étaient souvent bien peu respectées sur les marchés, où la foule se presse pour faire ses courses. Le dernier Ramadan (janvier-février 1997) avait été marqué par une série d’attentats à la voiture piégée qui avait fait plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés. Le quotidien privé «Le Matin» notait toutefois qu’aucun attentat d’envergure n’a été constaté dans la capitale depuis plusieurs mois, après le démantèlement à Ouled Allel, près d’Alger, d’ateliers de fabrications de bombes. Les explosifs utilisés ont été des «bombinettes» de moins d’un kilo et non plus des engins dévastateurs, expliquait le journal. Sur le plan sécuritaire, la presse d’Alger ne relatait hier que des événements mineurs, après une série de tueries quotidiennes qui a fait près de 350 morts en moins de dix jours, selon des bilans partiels. Dans la région de Saïda (ouest), une bombe a explosé mardi au passage d’un train de carburant, blessant le conducteur et deux cheminots. Au sud d’Alger, sur la route entre Chiffa et Médéa, trois passagers d’un bus ont été blessés par l’explosion d’une bombe artisanale. Dans une cité le Blida (sud d’Alger), trois islamistes armés qui tentaient d’enlever un garde communal ont été tués mardi par les services de sécurité. L’armée, appuyée par la garde communale et des «patriotes», les membres des groupes d’autodéfense a, par ailleurs, mené un ratissage lundi dans la forêt de Mizrana, près de Tigzirt, une ville côtière de Kabylie et détruit des caches. Des habitants ont aussi indiqué avoir vu des «faux-barrages» dressés par des islamistes sur un tronçon routier, entre Larbaä Nath Trament et Aïn El-Hammam.
Le Gouvernorat du Grand Alger a décidé d’imposer de nouvelles restrictions de stationnement pendant le Ramadan, en interdisant notamment aux véhicules les abords des mosquées, des marchés, des cafés et cinémas et des lieux recevant du public. Un nouveau décret, diffusé hier, étend de 19h00 à 23h00 locales les interdictions de stationnement sur de nombreuses artères de la capitale (plus de 3 millions d’habitants) durant le mois de jeûne, entamé mardi. Il empêche aussi le stationnement des véhicules dans les «périmètres immédiats» des lieux de culte, des universités, des marchés publics, des salles de sports, cinémas, restaurants, cafés, des stades, des carrefours et de «l’ensemble des lieux recevant du public». Les véhicules d’un tonnage supérieur 5,5 tonnes sont interdits dans Alger et les communes...
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