Près de deux milliards de naissances devraient intervenir pendant la prochaine génération, estime l’Institut de la Population, un organisme de recherches basé à Washington.
Dans son rapport annuel sur la population mondiale publié hier, l’Institut relève que quelque trois milliards de personnes s’apprêtent à être en âge d’avoir des enfants pour la prochaine génération, alors que 1,8 milliard vont quitter cette période de la vie pendant la même période. Une génération représente vingt-cinq années.
«Cela laisse six cents millions de couples qui pourraient, au taux actuel de fécondité d’environ 3 enfants par femme, produire 1,8 milliard d’enfants pour la prochaine génération», écrit le rapport.
Selon l’Institut de la Population, le nombre annuel des naissances dans le monde sera d’au moins 132 millions pendant de nombreuses années à venir.
Le rapport relève aussi que si certaines régions du monde, comme l’Afrique sub-saharienne ou l’Asie du sud ou du centre, enregistrent les taux de fertilité les plus élevés, certains pays de ces régions ont vu la fertilité de leurs populations baisser entre 1985 et 1997. C’est ainsi, selon le document, que la fertilité au Bangladesh a diminué de 6,2 à 3,57 enfants par femme, ou de 6,5 enfants à 5,2 au Pakistan, ou encore de 7,4 enfants à 5,9 en Syrie, et de 7,5 à 4,4 au Kenya.
Le taux de fertilité mondial s’élève à 2,96 enfants par femme, mais ce taux s’élève à 5,7 en Afrique, un continent dont la population pourrait bien doubler d’ici vingt-cinq ans, selon le rapport. (AFP)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir