La pollution atmosphérique de Pékin «dépasse de loin» les limites fixées par l’Etat et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a déclaré hier un député chinois qui a suggéré d’interdire l’entrée de la capitale aux automobiles les plus polluantes.
«Pékin est devenue l’une des 10 villes les plus polluées du monde selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement», a déclaré Huang Yicheng devant le comité permanent de l’Assemblée nationale du Peuple (ANP).
En 1996, la quantité de particules en suspension, de dioxyde de soufre et d’oxyde d’azote «dépassait de loin les limites fixées par l’Etat et les critères de l’OMS», a-t-il déploré. Selon lui, l’air de la capitale est le plus vicié de Chine, devant les villes de Canton (sud) et Chongqing (sud-ouest).
Le député a ajouté que la pollution atmosphérique était causée par les fumées d’échappement des automobiles et par le charbon, qui assure plus des trois quarts des besoins en énergie du pays.
Chaque année, Pékin brûle 30 millions de tonnes de charbon sans dispositifs adaptés pour rendre la fumée moins toxique.
Le député a suggéré de réduire la consommation de charbon en recourant de préférence au gaz naturel, à l’électricité ou à l’énergie nucléaire. La ville «doit déplacer ailleurs ses industries les plus consommatrices d’énergie», a-t-il proposé.
Même si la plupart des villes de Chine ont adopté l’essence sans plomb, rien n’a été fait pour lutter contre les fumées d’échappement, a ajouté le député, cité par l’agence Chine nouvelle.
Selon M. Huang, les automobiles dont le pot d’échappement n’a pas de dispositif de purification doivent être bannies de la capitale. Pékin doit aussi donner la priorité aux transports en commun utilisant l’électricité et le gaz naturel, a-t-il estimé. (AFP)


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