Les industriels allemands abordent 1998 avec confiance, à l’exception du secteur du bâtiment qui n’entrevoit pas de sortie de la crise, selon une enquête publiée dimanche par le «Welt am Sonntag».
Les grandes entreprises allemandes ne prévoient toujours pas de reprise de la demande intérieure mais s’attendent à connaître une bonne année grâce à la forte croissance des marchés étrangers, révèle l’enquête.
Hans Peter Stihl, président de la Fédération allemande des Chambres de commerce (DIHT), s’attend même à un tournant sur le marché du travail après le chômage record qui aura marqué 1997.
«Un tournant est en vue pour le marché du travail. Le processus de réduction d’effectifs prendra fin en 1998», prédit-il dans les colonnes du Bild am Sonntag en justifiant son optimisme par l’anticipation d’une croissance de 3%, aux dires des économistes.
Il faudra plus de croissance et de réformes pour parvenir à créer des emplois, avertit-il cependant.
Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 11.000 à 4,526 millions (données CVS) en novembre, selon les dernières statistiques disponibles.
Dieter Hundt, président de la fédération patronale BDA, a jugé peu probable que le nombre de chômeurs atteigne les cinq millions pendant l’hiver comme certains commentateurs l’ont prédit. «Je prévois une croissance de 3% l’an prochain et une nette amélioration sur le marché du travail», a-t-il déclaré au Welt am Sonntag.
Les industriels interrogés par le journal dominical se disent résolument optimistes.
Les sociétés du secteur de l’électronique sondées par le Welt am Sonntag prévoient ainsi que hausse de 4% de leurs ventes l’an prochain, à 250 milliards de marks (140 milliards de dollars). L’emploi dans le secteur devrait de même progresser pour la première fois depuis le début des années 1990, à un peu plus de 850.000.
Les fabricants de machines-outils et d’équipements se disent également optimistes après des années de crise. Herbert Kriegbaum, économiste de l’association professionnelle VDMA, prédit une augmentation de 6% de la production du secteur en 1998 et un coup d’arrêt aux suppressions d’effectifs.
Le secteur chimique et l’industrie automobile prévoient de même un chiffre d’affaires accru et une stabilisation ou même une augmentation de leurs effectifs, selon le Welt am Sonntag.
Seul le secteur du bâtiment continue de s’enfoncer dans la crise. Heiko Stiepelmann, de l’association professionnelle HDB, s’attend à ce que les investissements dans ce domaine diminuent de 4% en Allemagne occidentale en 1998 et de un à 4% dans l’ex-RDA. (Reuters)


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