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Actualités - Chronologie

La sécurité au salon

Un geste menaçant et le coup part. Le cambrioleur est touché à l’épaule et le bilan s’affiche: blessure non mortelle – jugement de la situation: bon. Le tireur repose son arme, l’hôtesse le félicite, l’écran se fige.
La technologie multimédia est dernier cri, le scénario «personnalisable», le tir à balles réelles possible. Mais le simulateur vidéo n’est pas destiné à une salle de jeu. Dernier-né de la firme israélienne IES, il vient d’être exposé au très sérieux Salon «Milipol» de la sécurité intérieure, qui s’est tenu au Bourget (banlieue nord de Paris).
Quatre cent quarante-trois exposants venus de 26 pays s’y sont pressés quatre jours durant pour offrir aux forces de l’ordre ou de sécurité privée, voire pour certains aux distributeurs grand public, leurs dernières innovations en matière de sécurité, protection, communications, surveillance, et même vêtements.
De la matraque à l’ambulance, du «drone» (avion de surveillance sans pilote) à la chaussette thermique étanche, de la sécurisation de fichiers sur le réseau Internet au blindage de voitures en passant par le centre de commandement informatique pour unités de sécurité civile, «Milipol» décline la «sécurité» sur tous les tons.
Jusqu’aux engins à la James Bond. «Donnez des oreilles à vos murs», propose la firme AGS, qui offre une large gamme de matériels d’écoute, de brouillage et d’enregistrement, dissimulés dans d’anodines prises électriques... ou de téléphone. Quant à la société allemande Securetec, elle assure que son test «drugwipe» détectera «les plus faibles traces» de stupéfiants sur un tissu ou à partir d’une simple goutte de sueur.

Comparaisons

A chaque acheteur de vérifier ensuite la conformité du produit avec la législation de son pays, aucun cadre légal n’autorisant par exemple en France l’utilisation privée d’un test comme le «drugwipe».
L’an dernier, des contrats pour 200 millions de dollars avaient été conclus à l’occasion de Milipol, qui s’était tenu à Qatar (le Salon se déroule en France les années impaires et se tiendra de nouveau dans l’émirat l’an prochain).
Mais plus qu’un lieu de signature d’accords, Milipol est surtout l’occasion de contacts et de comparaisons. Pas moins de trois systèmes de saisie et de gestion informatisée des empreintes digitales y sont ainsi en concurrence.

Dont un petit nouveau sur les marchés occidentaux, produit par la firme russe «Papillon». «Nous avons l’expérience de plus de 200 postes informatisés de ce type à travers toute la Russie et les pays de l’ex-URSS», souligne Ivan Chapchal, un des démonstrateurs. Mais l’argument massue de «Papillon», c’est visiblement le prix (uniquement communiqué aux acheteurs). «Je peux juste vous dire que pour un très petit supplément nous pouvons joindre «Arsenal», notre base de données et de recherches balistiques».

Pour l’heure, M. Chapchal n’a conclu aucun contrat. Et les chalands les plus attentifs sont surtout les représentants de la concurrence. «Mais vous verrez qu’ils s’habitueront à nous», glisse le vendeur.

Plusieurs de ses interlocuteurs se sont d’ailleurs renseignés sur le Salon de la sécurité qui doit être organisé à Moscou au printemps prochain. Le marché est visiblement porteur. (AFP)
Un geste menaçant et le coup part. Le cambrioleur est touché à l’épaule et le bilan s’affiche: blessure non mortelle – jugement de la situation: bon. Le tireur repose son arme, l’hôtesse le félicite, l’écran se fige.La technologie multimédia est dernier cri, le scénario «personnalisable», le tir à balles réelles possible. Mais le simulateur vidéo n’est pas destiné à une salle de jeu. Dernier-né de la firme israélienne IES, il vient d’être exposé au très sérieux Salon «Milipol» de la sécurité intérieure, qui s’est tenu au Bourget (banlieue nord de Paris).Quatre cent quarante-trois exposants venus de 26 pays s’y sont pressés quatre jours durant pour offrir aux forces de l’ordre ou de sécurité privée, voire pour certains aux distributeurs grand public, leurs dernières innovations en...