Les indiens du Chiapas fuient les massacres (photo)
le 30 décembre 1997 à 00h00
Des milliers d’Indiens Tzotzil ont fui leurs villages, dans l’Etat mexicain du Chiapas, pour se réfugier près de Polho, par crainte de nouveaux massacres, ont déclaré les autorités locales. Quarante-cinq Indiens Tzotzil ont été tués lundi dernier dans un camp de réfugiés du village d’Acteal, dans l’Etat méridional du Chiapas. Les agresseurs, des éléments paramilitaires masqués, ont tué 10 hommes, 21 femmes et 14 enfants. «Les paramilitaires sont toujours armés dans nos villages. Nous sommes partis parce que nous avons peur qu’ils nous tuent comme les autres», déclare Manuel Perez, 28 ans, qui a fui son village avec son épouse et ses trois enfants. Selon Domingo Perez Paciencia, président du conseil autonome indien de Chenalho, plus de 8.000 Indiens ont trouvé refuge à Polho. «Ce sont des camarades, qui soutiennent l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN). Ils fuient des éléments armés qui les ont menacés», a-t-il dit. Une vingtaine de personnes ont d’ores et déjà été inculpées dans le cadre de l’enquête sur le massacre d’Acteal et le maire de Chenalho, dirigeant local du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) au pouvoir, a été arrêté samedi pour complicité présumée avec les tueurs. Il leur aurait fourni des fusils d’assaut. Ces interpellations n’ont pas suffi à rassurer les réfugiés, qui affirment que d’autres agresseurs se cachent dans les montagnes. (Reuters)
Des milliers d’Indiens Tzotzil ont fui leurs villages, dans l’Etat mexicain du Chiapas, pour se réfugier près de Polho, par crainte de nouveaux massacres, ont déclaré les autorités locales.Quarante-cinq Indiens Tzotzil ont été tués lundi dernier dans un camp de réfugiés du village d’Acteal, dans l’Etat méridional du Chiapas. Les agresseurs, des éléments paramilitaires masqués, ont tué 10 hommes, 21 femmes et 14 enfants.«Les paramilitaires sont toujours armés dans nos villages. Nous sommes partis parce que nous avons peur qu’ils nous tuent comme les autres», déclare Manuel Perez, 28 ans, qui a fui son village avec son épouse et ses trois enfants.Selon Domingo Perez Paciencia, président du conseil autonome indien de Chenalho, plus de 8.000 Indiens ont trouvé refuge à Polho. «Ce sont des camarades, qui...
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