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Actualités - Chronologie

Le marché européen des télécoms s'ouvre à la concurrence

Le marché européen des télécommunications va vivre une révolution le premier janvier avec l’ouverture à la concurrence de l’ensemble des services de télécommunications, y compris le téléphone pour le grand public.
Les consommateurs belges, français, allemands, italiens et autrichiens — sans oublier, hors de l’UE, les Suisses — pourront choisir leur compagnie de téléphone en 1998, emboîtant le pas aux cinq pays européens où la concurrence est déjà une réalité (Pays-Bas, Danemark, Finlande, Suède et Royaume-Uni). L’Espagne suivra en novembre 1998, et la Grèce, le Luxembourg, l’Irlande et le Portugal dans un an ou deux.
La libéralisation du téléphone est en marche depuis plusieurs années dans de nombreux secteurs, comme les infrastructures, les mobiles, la transmission de données, et même la voix dans le cadre de groupes fermés d’utilisateurs (une entreprise et ses différents sites).
Mais une grosse partie des télécommunications restait sous monopole. L’Observatoire mondial des systèmes de communication estime que les 2/3 du marché européen, évalué à 182 milliards de dollars en 1997, étaient encore sous monopole.
Face à l’irruption de la concurrence, les «dinosaures» des télécommunications ne sont pas restés inactifs. Les monopoles qui s’appellent dorénavant opérateurs «historiques», ont largement ouvert leur capital au privé et baissé leurs prix.
Deutsche Telekom, numéro trois mondial, a mis en bourse 74% de son capital en novembre 1996. France Télécom, quatrième opérateur mondial, a attiré un record de 4 millions d’actionnaires lors de l’introduction du quart de son capital en bourse à l’automne. L’espagnol Telefonica est désormais totalement privatisé depuis février et Telecom Italia depuis octobre.
Dans chaque pays, de nouveaux opérateurs, dont la plupart se sont rodés à la concurrence dans la téléphonie mobile, vont tenter d’arracher des parts de marché.
Les opérateurs «généralistes» ambitionnent de toucher le grand public: Mannesmann et Veba/RWE en Allemagne, Cegetel en France, Retevision en Espagne, Mannesmann-Olivetti en Italie.
Les «spécialistes» visent des segments précis du marché: grandes entreprises, PME-PMI, voire petits professionnels. Les américains MFS-Worldcom ou Colt gèrent déjà des réseaux de télécoms dans les quartiers d’affaires des principales villes européennes.
Enfin, une multitude d’acteurs de «niches» ciblent des secteurs encore plus ciblés: revente de communications aux PME-PMI, cartes prépayées visant des communautés ethniques, téléphonie sur Internet.
Pour le grand public, le changement ne sera pas forcément immédiat: en France, Cegetel n’offrira ses services au grand public qu’à partir du mois de février, et Bouygues au second semestre. En Allemagne, Otelo, filiale de télécommunications de RWE et Veha, attaquera le marché des appels longue distance seulement en avril 1998.
Le public, habitué à sa compagnie de téléphone, ne va pas changer d’opérateurs du jour au lendemain. En Grande-Bretagne, 13 ans après la libéralisation du marché, BT conserve plus des deux tiers du marché.
Les consommateurs attendent prioritairement de la concurrence une baisse des prix. Mais le prix ne peut pas être le seul argument des nouveaux venus, d’autant que les monopoles ont eux aussi fortement baissé leurs tarifs pour rester compétitifs.
Les services comme les offres couplées (accès à Internet et téléphone, téléphone mobile et fixe), les réductions en fonction du volume, les options vont se développer, au risque de compliquer singulièrement la tâche du consommateur. (AFP)
Le marché européen des télécommunications va vivre une révolution le premier janvier avec l’ouverture à la concurrence de l’ensemble des services de télécommunications, y compris le téléphone pour le grand public.Les consommateurs belges, français, allemands, italiens et autrichiens — sans oublier, hors de l’UE, les Suisses — pourront choisir leur compagnie de téléphone en 1998, emboîtant le pas aux cinq pays européens où la concurrence est déjà une réalité (Pays-Bas, Danemark, Finlande, Suède et Royaume-Uni). L’Espagne suivra en novembre 1998, et la Grèce, le Luxembourg, l’Irlande et le Portugal dans un an ou deux.La libéralisation du téléphone est en marche depuis plusieurs années dans de nombreux secteurs, comme les infrastructures, les mobiles, la transmission de données, et même la voix dans...