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Actualités - Chronologie

L'autre Fayed (photos)

Malgré la disparition de son fils Dodi, Mohamed Fayed a respecté la tradition: c’est en personne qu’il a donné le coup d’envoi de la période de Noël chez Harrods. Chaque année, en effet, les Britanniques attendent le signal du célèbre grand magasin londonien, qui marque pour eux l’ouverture officielle des festivités.
L’homme d’affaires égyptien Mohammed Fayed a été accusé de corruption, de vol et de chantage par le milliardaire britannique Tiny Rowlands, dans des documents judiciaires rendus publics jeudi.
Tiny Rowlands, l’ancien patron du groupe minier Lonrho, a affirmé que le propriétaire du grand magasin de luxe londonien Harrods lui avait offert 10 millions de livres (17 millions de dollars) s’il mentait à un comité parlementaire.
Selon les documents, le milliardaire égyptien souhaitait que Tiny Rowlands soutienne ses accusations contre l’ancien ministre conservateur de la Justice Michael Howard.
M. Fayed affirmait que le ministre avait accepté 1,5 million de livres (2,5 millions de dollars) de pots-de-vin de M. Rowlands pour ouvrir une enquête sur les conditions d’achat du grand magasin Harrods.
Dans les années 1980, Tiny Rowlands et Mohammed Fayed s’étaient durement opposés dans une bataille pour le contrôle du groupe House of Fraser, alors propriétaire de Harrods.
Une enquête de la Chambre des Communes avait ensuite lavé M. Howard de ces accusations.
Selon les documents, M. Fayed et des membres de son service de sécurité auraient également ouvert illégalement en 1995 un coffre détenu chez Harrods depuis des décennies par Tiny Rowlands.
Dans ce coffre, Mohammed Fayed aurait dérobé des documents pour les utiliser comme moyen de pression lors de sa tentative de chantage contre M. Rowlands, selon ce dernier, qui affirme avoir refusé les offres de Fayed.
Des pierres précieuses auraient été volées par la même occasion.
L’avocat de Harrods a «catégoriquement nié» ces allégations.
La publication de ces documents n’est qu’un nouveau rebondissement dans les nombreux démêlés médiatiques et judiciaires de Mohammed Fayed, dont le fils Dodi est mort au côté de la princesse Diana à Paris le 31 août dernier.
Mohammed Fayed avait obtenu la démission de Neil Hamilton, ancien ministre et député, qu’il avait accusé d’avoir accepté de sa part des pots-de-vin entre 1987 et 1989 pour poser des questions pour son compte au Parlement, ce que Neil Hamilton a toujours nié.
Mohammed et son frère Ali ont tenté à deux reprises, en 1995 et 1996, d’obtenir la nationalité britannique. Elle leur a été refusée. (AFP)
Malgré la disparition de son fils Dodi, Mohamed Fayed a respecté la tradition: c’est en personne qu’il a donné le coup d’envoi de la période de Noël chez Harrods. Chaque année, en effet, les Britanniques attendent le signal du célèbre grand magasin londonien, qui marque pour eux l’ouverture officielle des festivités.L’homme d’affaires égyptien Mohammed Fayed a été accusé de corruption, de vol et de chantage par le milliardaire britannique Tiny Rowlands, dans des documents judiciaires rendus publics jeudi.Tiny Rowlands, l’ancien patron du groupe minier Lonrho, a affirmé que le propriétaire du grand magasin de luxe londonien Harrods lui avait offert 10 millions de livres (17 millions de dollars) s’il mentait à un comité parlementaire.Selon les documents, le milliardaire égyptien souhaitait que Tiny...