«L’accroissement régulier du nombre de pandas en captivité provoque des difficultés en matière d’équipements», selon le quotidien de langue anglaise.
La Chine abrite environ un millier de pandas géants en liberté, aux confins des provinces du Sichuan, Gansu et Shaanxi (centre du pays), mais leur survie est menacée par l’urbanisation croissante et par les naissances consanguines.
De 1963 à 1997, quelque 179 pandas sont nés dans une trentaine de réserves et de zoos chinois. Le taux de fécondité de ces derniers s’est accru au cours des années récentes avec l’apparition de nouvelles techniques de reproduction.
Les zoologistes sont ainsi parvenus avec succès à inséminer artificiellement une femelle en 1978,puis ont mis au point en 1990 une méthode permettant d’assurer la survie de jumeaux en cas de naissances multiples. Alors qu’en liberté, la mère abandonne systématiquement un des petits pour assurer la survie de l’autre, souligne le «China Daily».
Manque
de fonds
La mère se consacre entièrement à son petit pendant deux ans avant de démarrer une nouvelle grossesse. mais en captivité, il est possible de lui enlever son petit au bout d’un an afin de l’élever artificiellement, ce qui permet d’anticiper les naissances suivantes et donc de multiplier par deux la fécondité d’une femelle.
Les pandas peuvent en général se reproduire entre l’âge de trois ans et demi et 20 ans. Même si le taux de survie est très faible (seuls 21% des pandas nés en captivité dépassent l’âge de trois ans), certains zoos commencent à souffrir du manque d’espace pour leurs jeunes pandas.
«Nous pensons qu’il n’est pas souhaitable d’élever artificiellement une telle population de pandas», déclare Zhang Hemin, un chercheur de la réserve de Wolong. «Nous venons juste d’agrandir notre centre d’élevage afin d’améliorer les conditions de vie des pandas, mais nous sommes maintenant confrontés à un manque de place à cause de l’accroissement de la population», déplore-t-il.
Une solution pourrait consister à relâcher certains pandas dans la nature, mais leurs conditions de vie en liberté sont tellement mal connues que les zoologistes ne se sentent pas en mesure de juger si tel ou tel individu sera capable ou non de survivre à l’état sauvage.
En attendant, les chercheurs suggèrent de construire des habitats plus élaborés dans lesquels les pandas pourraient commencer à s’habituer à un environnement naturel. «Mais le principal problème des chercheurs, c’est toujours le manque de fonds», regrette le journal. (AFP)


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