La Chine a rejeté hier l’idée d’un référendum d’autodétermination au Tibet avancée lundi par la Commission internationale de juristes (CIJ), qui a accusé Pékin d’avoir intensifié sa «répression et colonisation» au Tibet.
«Une autodétermination est hors de question. Le Tibet fait partie de la Chine», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Tang Guoqiang.
«Depuis des temps immémoriaux, le Tibet fait partie de la Chine. Les affaires du Tibet sont celles de la Chine et nous nous opposons à toute ingérence dans les affaires intérieures de la Chine de la part de forces étrangères», a-t-il ajouté au cours du point de presse bi-hebdomadaire du ministère.
Dans un rapport de 365 pages, la CIJ estime que le droit international autorise le Tibet à déterminer librement son statut politique.
La CIJ ajoute que la répression chinoise s’est accrue dans la «région autonome» depuis 1996 et fait état de nombreux cas de tortures, notamment à l’encontre de religieux tibétains. La commission suggère aux autorités chinoises d’ouvrir le dialogue avec le dalaï lama, le chef spirituel tibétain en exil depuis 1959.
Selon M. Tang, les auteurs du rapport «n’ont aucune connaissance de ce qui se passe au Tibet, ni de la politique du gouvernement chinois au Tibet». «Toute personne ayant une simple connaissance de base du Tibet ne parviendrait pas aux mêmes conclusions», a-t-il estimé.
La CIJ, basée à Genève, a joué un rôle important dans la promotion de normes juridiques internationales.


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